Je vais vous raconter
Une histoire arrivée
A Nana et Julot Gueule d’Acier
Pour vous raconter ça
Il fallait une java
J’en ai fait une bath écoutez-là

 

http://www.dailymotion.com/video/xioryk_renaud-la-plus-bath-des-javas-1981_music

On me dit que nos vies ne valent pas grand-chose…

Nana pouvait l’attester, elle qui dut défendre son amant de Saint-Jean, le danseur de java. Cette graine d’ananar était accusé d’avoir volé l‘orange du marchand.

Ah ! elle ne voyait pas la vie en rose. C’est au pénitencier qu’elle craignait de devoir lui rendre visite, désormais. La java bleue allait changer de couleur !

Quand elle arriva à la barre, Nana, pauvre avocate sans effet de robe, soutint que, malgré sa mauvaise réputation, son Bambino était un marchand de bonheur. Il lui susurrait qu’elle était une petite fleur qui poussait au milieu des pavés de la ville. »Quand on n’a que l’amour, expliqua-t-elle, c’est si bon de se laisser aller ! L’Julot il est mon amant, j’l’ai dans la peau quand il me bascule en m’disant Un jour tu verras ! Un jour, M’sieur l’juge, p’têt que vous entrav’rez qu’d’être une enfant d’la balle, ça n’aide pas à grandir dans la vertu. »

On me dit que le destin se moque bien de nous 
Qu’il ne nous donne rien et qu’il nous promet tout 
Parait qu’le bonheur est à portée de main, 
Alors on tend la main et on se retrouve fou 

Il faut reconnaître que cette petite était inquiétante. Elle semblait avoir été maraboutée par Julot la Belle Gueule. La Javanaise qu’il lui avait gringottée au p’tit bal du samedi soir  l’avait littéralement envahie d’une torpeur si douce qu’elle lui arrachait des larmes.

« Tout ce que j’suis, c’est mon Julot qui l’a fait. Je suis sa petite chose. Vous pouvez pas comprendre, M’sieur l’juge ! Quand il s’installe au piano et qu’il joue pour moi « la Java de Broadway« , j’vous assure qu’ça c’est d’la musique !
Non, vous pouvez pas comprendre ! »

Parce que son cœur pleurait :

le temps qui glisse est un salaud
… de nos tristesses il s’en fait des manteaux.

elle n’entendit pas le juge qui murmurait :

« Il vous aime, c’est secret, lui dites pas que j’vous l’ai dit » 

Avec Marianne et Alphonsine dans le rôle des cheffes d’orchestre. le thème de ce mois de mai :

Nous vous proposons de poursuivre en musique, écrire sur la musique, écrire en musique, écrire avec de la musique, écrire de la musique. Ce mois de mai, il vous sera demandé d’écrire un concerto composé de vos mots. Pianotez sur votre clavier, ne fuguez pas, laissez libre cours à votre virtuosité, laissez courir librement votre ritournelle.
Tout est permis, sons cristallins ou écho grave et effrayé. Un seul impératif, vous laisser inspirer par « Quelqu’un m’a dit » de Carla Bruni. Oui, vous avez bien lu, nous avons osé, sûres que par votre brio, votre talent, votre bravoure, vous survivrez et surpasserez de vos accords cette chanson ! Et puis, vous insérerez, par-ci, par-là, sans trop triller, cinq titres de chansons ou de musique qui rythmeront votre partition.
ACCUEILlogo-facebook-1