Le vent qui vole et va
Le vent commence des phrases ne sait pas les finir
Il retombe Il réfléchit dans le silence
Il essaie de retrouver sa trace là où son souffle
s’élança Il prend une grande respiration fraîche
et recommence à galoper en s’ébrouant comme dans l’eau
Puis il retourne au calme lent et se repose sans rien dire

Le vent va le vent vient Le vent souffle et se tait
Il voudrait bien dormir mais n’y arrive pas
Le vent est très vivant beau vent qui vole
qui vole et vole et va qui court aux quatre vents

Claude Roy, Poèmes à pas de loup, 1992-1996
(Extrait de Lumière du couchant)

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