Carole Martinez & Violaine Leroy, La Belle et la Bête

«Il y avait jadis une forêt de l’on disait enchantée et où personne n’osait aller. On raconte qu’un soir d’hiver, un cavalier épuisé, surpris par une tempête, s’égara entre nuit et neige. Soudain, les arbres s’écartèrent sur le parc d’un sinistre château.»
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Julián Herbert, Berceuse pour ma mère

Enfant, je voulais être chercheur ou médecin, un homme en blouse blanche, mais j’ai découvert mon manque d’aptitudes : il m’a fallu des années pour accepter que la terre était ronde. En public, je faisais semblant. Un jour, dans je ne sais plus quelle école primaire (j’en ai fréquenté 9 en tout), j’ai exposé aux autres élèves, sans le moindre trac, les mouvements de translation et de rotation […]. Mais dans le fond, non, je n’y croyais pas à cette rotondité de la Terre. Je vivais avec l’angoisse orgueilleuse et lucide qui avait mené tant d’hérésiarques à la mort, étripés par Saint Augustin.
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