Brouillamini dans le Dico… quel quiproquo !

RAPPEL DES RÈGLES

Le lundi, je propose un mot. Un mot, un vrai, un qu’on peut trouver dans n’importe quel dictionnaire de bonne facture. Un mot, parfois très contemporain, mais parfois aussi un peu désuet, oublié, ou peu usité.

Vous avez jusqu’au dimanche à midi, pour proposer une définition étymologique et rocambolesque de ce mot, définition à assortir d’une citation abracadabrantesquement  imaginaire. Autrement dit, vous écrivez une phrase ou deux pour illustrer votre définition.

Voici le résultat de vos élucubrations à propos de

QUIPROQUO

 

 

◦•●◉✿ Oncle Dan ✿◉●•◦

[Quiproquo]

1/ – Onomatopée

Par laquelle on désigne le chant du ciq.

« À la troisième embrouille, vous entendrez le chant du ciq. Par trois fois, il poussera son quiproquo » (Nouveau Testament apocryphe )

2/ – Nom commun (masculin)

Cri du malentendu le soir au fonds des bois.

« Pourquoi tant de quiproquos alors que je viens nu, me prosterner à vos pieds »
Acte II – Scène IV du « Naturiste malgré lui » de Jean-Baptiste Paquelui (1622-1673)

◦•●◉✿ Gibulène ✿◉●•◦

[Quiproquo]

Gloubi-Boulga de vieux mots latins, au départ QUI PRO QUOD (prononcer Koui pro kouod), trop difficile à caser dans une conversation lorsque l’on évoquait un imbroglio (autre grande histoire, ce mot là!)
Il n’était pas facile en effet de dire :
« l’histoire reposait sur quid pro quod et avait créé un malaise au sein du milieu nyctalope qui éructait en borborygmes bruyants »

Les Académiciens, soucieux de nous simplifier la tâche, se penchèrent sur ce mot destiné à traduire un malentendu sans que ce soit injurieux pour les malentendants. Ils décidèrent donc de simplifier la formule en la transformant, ce qui donna Quiproquo (prononcer kiproko).

Ainsi, la phrase énoncée un peu plus haut s’en trouva nettement simplifiée :
« l’histoire reposait sur su quiproquo et avait créé un malaise chez les veilleurs de nuits qui rotaient fort »

Étonnant, non ?

◦•●◉✿ Lydia✿◉●•◦

[Quiproquo]

Etymologie latine.

Association de deux termes : quid (pourquoi) et procare (demander). Les grands orateurs latins, fâchés par les questions idiotes de la plèbe, avaient pour habitude de prononcer « quid proco ? » signifiant « pourquoi, je me le demande » ? Tout ceci de manière ironique. Les discours de Cicéron en sont ponctués. Ainsi, dans le De Republica, il dira : « Les plébéiens devraient s’appeler plaies béantes. Ils posent des questions insensées. Que leur répondre à part quid proco ? Mais même ça ils ne comprennent pas. Ils pensent qu’on se pose véritablement la question. Comment faire une République avec de telles personnes incapables de comprendre les finesses de l’esprit ? »

L’expression a désigné par la suite un benêt posant des questions idiotes. L’orthographe vient des différentes traductions. On retrouve le terme chez le célèbre dramaturge Molière qui, à ses débuts, avait créé une pièce intitulée Le Quiproquo ridicule, pièce tombée dans les oubliettes.

 

◦•●◉✿ Tristan Savin ✿◉●•◦

[Quiproquo]

n. m.

Du latin quid (« quoi »), pro (« à la place de ») et quod (« qui »).

À l’époque médiévale, les apothicaires utilisaient la locution latine quid pro quod pour désigner la substitution d’un produit ou d’un médicament (sciemment ou involontairement). Par habitude, les pharmaciens nommèrent « quiproquo » un médicament pris pour un autre.

Le terme quitta les officines pour se diffuser dans le langage commun.

Désormais synonyme de « malentendu » ou de « confusion ».

Mais pour faire un authentique quiproquo, le malentendu doit s’appliquer à « ce qui est pris pour autre ». Ne pas confondre avec la « paronymie », qui est une confusion sur les mots due à leur homonymie approximative.

Le quiproquo est devenu un ressort théâtral, très en vogue depuis Molière, qui en usa abondamment. Il fut ensuite utilisé par Beaumarchais dans Le Mariage de Figaro et par Marivaux dans Le Jeu de l’amour et du hasard et depuis dans bon nombre de vaudevilles.

Quand il s’agit d’une méprise sur les rôles, le quiproquo prête à rire. Cela permet de faire passer la pilule.

Dictionnaire des mots savants employés à tort et à travers

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Dictionnaire-militaire-2100

 

 

 

 

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