Chape…rond ou carré, dans le dico débonnaire ?

 

RAPPEL DES RÈGLES

Le lundi, je propose un mot. Un mot, un vrai, un qu’on peut trouver dans n’importe quel dictionnaire de bonne facture. Un mot, parfois très contemporain, mais parfois aussi un peu désuet, oublié, ou peu usité.

Vous avez jusqu’au dimanche à midi, pour proposer une définition étymologique et rocambolesque de ce mot, définition à assortir d’une citation abracadabrantesquement  imaginaire. Autrement dit, vous écrivez une phrase ou deux pour illustrer votre définition.

Merci aux 4 diconautes
qui, pendant la semaine 08.20,
ont débonnairement
exercé leur sagacité
à propos de…

CHAPERON

 

◦•●◉✿ Jean-Pierre Lacombe ✿◉●•◦

[CHAPERON]

« Ils ont des chapes ronds vive la Bretagne
Ils ont des chapes ronds vive les bretons »

et non des chapeaux ronds comme on le croit souvent à tort.

En termes de marine, le chape est une partie comprise entre le safran et l’indicateur de forme de barre lorsque celui-ci est situé à une certaine distance du safran. Il est de forme circulaire d’où le nom de chape rond.
Le chape est installé sur certains bateaux destinés à la pêche au chalut.
Contractés, les deux mots ont donné chaperon.

« Ce vieux loup de mer en avait vu des chaperons rendre l’âme dans la tempête mais jamais avec ce craquement sec annonciateur du naufrage du « Mère grand » qui, il ne le savait pas encore, faisait là sa dernière sortie en mer. »

Yann Le Garrec, Le petit chape rond bouge

◦•●◉✿ Antiblues ✿◉●•◦

[CHAPERON]

n.m.
Ouvrier du bâtiment et des travaux publics.
Le chaperon est un tâcheron spécialiste de la réalisation des chapes de béton ou de goudron.
Le chaperon se doit de rester droit dans ses bottes surtout lorsque il marche dans le béton frais. Il peut se faire chaperonner lors d’interventions plus techniques : étanchéité bitumée des toits terrasses ou épandage manuel de goudron sur les recoins de trottoirs inaccessibles aux engins de TP.

En cas de ratage dans sa mission, le chef de chantier est habilité à l’enduire de goudron et de plumes devant ses compagnons de travail en déclarant in extenso : « Chaperon ! Je t’enduis comme un vil coyote que tu es ». (Art L 5643267, alinéa 345 du code du travail).

◦•●◉✿ Lydia ✿◉●•◦

[CHAPERON]

Substantif masculin.
Étymologie hispanique.

En Espagne, le terme « cabrón » est utilisé couramment pour désigner un bâtard.

Lorsque Charles Perrault écrivit sa version d’un petit personnage bravant les dangers de la forêt pour apporter à sa grand-mère du pain et du beurre, il l’intitula d’abord « L’enfant et le loup ».

Face au succès grandissant, Perrault décida d’exporter son conte. Il employa un traducteur afin d’en faire la version espagnole. Mais l’homme en question n’était pas plus espagnol que Molière japonais. Lorsque le passage du petit pot de beurre et du pain arriva, Francis Bouducon se dit qu’un batârd, forme plus courte qu’un pain, entrerait mieux dans le panier de la gamine et le traduisit donc par l’insulte.

Le conte fut un succès en Espagne mais pas pour de bonnes raisons. Les intellectuels ibériques se tapaient sur le bidon et hurlaient de rire en lisant la traduction et le texte devint, chez eux, « El Pequeñito Cabrón ». L’histoire de la traduction arriva aux oreilles de Perrault qui congédia Bouducon avec pertes et fracas mais qui, ne reculant devant rien pour quelques pièces, renomma son histoire « Le Petit Cabron rouge », se disant que son histoire débile ferait au moins recette grâce à la méprise du traducteur inculte.

Le bouche à oreille déforma le terme et Cabron devint Chaperon.

D’ailleurs, un chaperon, le vrai, celui qui surveille, n’est-il pas un bâ…. ? Les académiciens se penchent sur la question.

◦•●◉✿ Lilou ✿◉●•◦

[CHAPERON]

C’est une dérive de la chanson des Bretons qui ont des chapeaux ronds inspiré du récit du conte de Perrault non pas le Chaperon rouge qui est bien trop bête pour rencontrer le loup mais le chat botté, celui du Marquis de Carabas qui fit la fortune de son petit maître.

Ce chat n’était pas peureux et la prononciation du patois transforma le peureux par « peron ».

◦•●◉✿ Tristan Savin ✿◉●•◦

Dictionnaire des mots savants employés à tort et à travers

[CHAPERON]

n. m.

De cape, du latin cappacapuchon »).

Cette étymologie a généré quantité de mots dont chapeau, mais aussi chape (revêtement).

Au Moyen Âge, le chaperon désignait une coiffe, ou une coiffure.

On se souvient bien sûr du Petit Chaperon rouge de Charles Perrault, qui a popularisé le terme. Le verbe « chaperonner », initialement, signifiait « coiffer d’un chaperon ».

Le mot désigne désormais une personne en charge de l’éducation d’une jeune fille ou d’un jeune homme, un protecteur, un mentor.

Ne pas confondre, bien sûr, avec le chapon (coq castré et engraissé), même si celui de Bresse est emmailloté dans un linge aux airs de capuchon.

À ce sujet, le dictionnaire de l’Académie française nous apprend que le verbe « chaponner » signifie « châtrer ». Rien à voir donc, sauf si le chaperon se montre castrateur.

◦•●◉✿  ✿◉●•◦

Les derniers mots à Carnets Paresseux, hors temps, mais finisher quand même …

Le chaperon dérive du chapeau rond, qui est proprement saluer bien bas avec une exquise politesse pour jouter à qui laissera le passage à l’autre, comme on assaut de ronds-de-jambe à celui ou celle dont on quémande le salut et l’attention.

Ainsi, de réponse au rond de jambe, le mouvement du bras agitant le chapeau est devenu le chapeau-rond, et de là s’est accolé à la façon obséquieuse dont le loup salue la fillette du conte dont il désire le panier, la grand-mère et les os, jusqu’à devenir par glissage sémantique le nom du jeune personnage (comment ça, je dis n’importe quoi ? c’est déjà arrivé à Reinhardt le goupil, devenu Goupil le renard).

◦•●◉✿  ✿◉●•◦

À demain pour les nouvelles aventures de la semaine 09.20

• • «.¸¸.¤°´¯`• Écri’Turbulente• ´¯`°¤.¸¸.»•

 

16 commentaires

  1. Encore des délires très crédibles, Tristan Savin a du souci à se faire : on va finir par ne plus le croire en comparaison ! 😋
    Pas sûr d’avoir le temps de jouer cette semaine ! Je verrais …
    Très bonne semaine à toutes et tous !

    Aimé par 1 personne

  2. Chapeau (rond, bien sûr=aux académiciens de l’Académe’Turbulente !

    en vrai, (mais j’ai pas eu le temps d’avoir l’idée avant l’heure de bouclage), le chaperon dérive du chapeau rond,qui est proprement saluer bien bas avec une exquise politesse pour jouter à qui laissera le passage à l’autre, comme on assaut de ronds-de-jambe à celui ou celle dont on quémande le salut et l’attention.
    Ainsi, de réponse au rond de jambe, le mouvement du bras agitant le chapeau est devenu le chapeau-rond, et de là s’est accolé à la façon obséquieuse dont le loup salue la fillette du conte dont il désire le panier, la grand-mère et les os, jusqu’à devenir par glissage sémantique le nom du jeune personnage (comment ça,je dis n’importe quoi ? c’est déjà arrivé à Reinhardt le goupil, devenu Goupil le renard)

    Aimé par 1 personne

Vous êtes sûrs ? Vous n'avez rien à ajouter ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s