Hubert Mingarelli :14 janvier 1956 – 26 janvier 2020

Qu’on sache une dernière fois qu’il était […] toujours bien là avec nous, et doux et attentif, avec ce regard doux et prophétique, et presque tout le temps silencieux, j’aimerais tellement qu’on le comprenne.

Hubert Mingarelli, Quatre soldats (2004)

Hubert Mingarelli a quitté notre monde, ce 26 janvier 2020, en toute discrétion. Comme il l’a habité. Il avait l’éloquence de ceux qui connaissent l’essentiel. Il a été qualifié « d’écrivain du silence et des hommes entre eux« .

Je regardais vers le sommet de la montagne, vers les crêtes. Le soleil les illuminait en jaune et en violet. Ici nous étions le soir, mais là-haut, tout brillait comme en plein jour. Je trouvais ça digne d’être observé. Il y avait là de quoi méditer. C’était simple mais stupéfiant. J’y voyais là l’essence des choses. Comme si d’un seul regard nous pouvions comprendre la tournure qu’elles prennent et sentir le mouvement de la vie.

Hubert Mingarelli, La lettre de Buenos Aires (2011)

De la liste non exhaustive que j’ai extraite de sa très dense bibliographie, je n’ai lu que six romans (leurs titres sont en marron). Dans chacun d’eux j’ai retrouvé l’univers récurrent d’Hubert Mingarelli : la guerre, les hommes entre eux, le silence, l’immensité bleue ou blanche. Il savait les traiter avec justesse, sobriété, profondeur et retenue.

Et je sais que je lirai d’autres titres de cet écrivain subtil, parfois insaisissable, qui, avec une économie de mots judicieusement choisis a su faire jaillir en moi l’intensité et la diversité des émotions d’une humanité, même si souvent, comme lui, elle semble taciturne.

 » Pourquoi vous faites ces photos ? » Je restai silencieux, il n’insista pas. La question ne m’était pas destinée. Elle n’avait été ni murmurée ni posée à haute voix, on aurait dit un souffle de vent échappé de vents déchaînés et lointains, nous frôlant à peine et continuant sa course à travers champ.

Hubert Mingarelli, La terre invisible, 2019

 

 

817cljvy9dlLa lumière volée (2009) – Littérature jeunesse

  1. Élie, onze ans, s’est réfugié dans le cimetière du ghetto de Varsovie. Il vit au jour le jour, installé contre la tombe de Joseph Cytrin à qui il confie ses inquiétudes, ses découvertes. La police allemande organise les premières rafles des Juifs et traque les jeunes trafiquants sans lesquels le ghetto serait affamé. Une nuit, Élie est rejoint par l’un d’eux, Gad, un peu plus âgé que lui, et qui lui inspire tout à la fois admiration et crainte. Entre les deux enfants, une amitié se noue peu à peu, et le quotidien s’organise : il faut se nourrir, échapper aux Allemands, et aussi s’inventer des histoires pour vaincre la peur. Combien de temps Élie et Gad pourront-ils survivre dans le monde clos de leurs rêves ?

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La dernière neige (2002)

Un fils est prêt à tout pour adoucir les derniers jours de son père malade. Tous les soirs, il lui tient compagnie, lui parle du splendide milan qu’il a vu dans un magasin et qu’il désire ardemment posséder. Lorsque la neige commence à tomber, lorsque la mort se met à rôder, le garçon prend peur : et si son père partait avant d’avoir pu admirer le milan ?

 

 

La beauté des loutres (2002)310jnxzfbkl

« On entendit les pas sur la neige. On vit l’éclair d’une lampe et ils apparurent derrière le pignon de la maison. D’abord le garçon, puis l’homme. Ils dépassèrent le pignon, et l’une après l’autre leurs silhouettes se détachèrent aussi distinctement que la maison sur le ciel étoilé.

Ils avançaient lentement et prudemment. Le garçon tenait une lampe électrique dans sa main. Il éclairait le chemin creusé dans la neige. Elle avait durci pendant la nuit et c’était pour eux comme de marcher sur de la glace. »

 

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Un repas en hiver (2014)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois soldats allemands sont envoyés à la chasse à l’homme au fin fond de la forêt polonaise, malgré un hiver d’une extrême rigueur. Ils débusquent presque par hasard un jeune Juif, alors promis à une mort certaine. Tiraillés par la faim, ils vont procéder, dans une ferme abandonnée, à la laborieuse préparation d’un repas avec le peu de vivres dont ils disposent. Confrontés à l’antisémitisme d’un Polonais de passage, un sentiment de fraternité vis-à-vis de leur prisonnier va se réveiller dans le coeur des soldats.

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Une rivière verte et silencieuse (2001)

Un petit garçon, Primo, vit seul avec son père, ouvrier au chômage. Pauvreté matérielle et dénuement psychologique marquent ce récit. Le père et l’enfant imaginent faire fortune en cultivant des rosiers. On leur coupe l’électricité. Ils vont manger dans un bistrot où une femme chante des chansons grivoises. Ils volent des cierges dans une église pour s’éclairer. C’est tout et c’est immense.

Un récit d’une simplicité bouleversante sur les relations père-fils.

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Marcher sur la rivière (2007)

 » Je ne vais pas mentir à propos de ma jambe. Je n’ai pas envie de me faire plaindre en disant qu’elle me faisait mal. Parce que, aussi loin que je me rappelais, ma jambe ne m’avait jamais fait mal. Elle ne m’empêchait pas non plus de marcher aussi vite que n’importe qui. Peut-être même que je marchais plus vite que la moyenne des gens. […] C’était pour être le moins longtemps possible ridicule à marcher de la sorte, en me déhanchant à cause de ma jambe droite qui était raide depuis toujours. […] Je marchais comme un demeuré, quelqu’un qui aurait eu un problème dans la tête. Mais je n’avais pas un problème dans la tête. J’avais seulement que ma jambe refusait de plier. Voilà tout ce qu’il y avait, ma parole.  »

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Quatre soldats (2003)

Quatre soldats de l’Armée rouge se sont repliés dans la forêt. L’hiver fini, les voici contraints de regagner le front, et la faim, tenace, incite aux razzias dans les villages. Un jour, les quatre hommes épuisés croisent sur leur chemin un jeune garçon désireux de combattre à leurs côtés. Le gamin est enrôlé de bonne grâce, pour le meilleur et pour le pire…

 

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Hommes sans mère (2005)

Pendant que leur navire est au mouillage dans une baie, quelque part en Amérique centrale, deux marins, Homer et Olmann, s’éloignent à pied sur une longue route, à la recherche d’un bordel isolé dans les collines. On devine peu à peu qu’ils cherchent à échapper à cette promiscuité masculine, imprégnée d’un goût de sel et de gazole, qui constitue la seule vie possible sur un bateau. Mais bientôt, Homer va rencontrer Maria…

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La promesse (2009)

Naviguer sur un lac peut réserver des émotions tellement particulières qu’il est impossible de les partager avec qui que ce soit. D’habitude, Fedia emmène son fils avec lui, mais cette fois non. Et pourtant, Fedia ne cessera de penser à lui. Aux paroles qu’il va devoir trouver pour lui dire ses intentions, ce qu’il était parti faire sur l’eau ce jour-là. Dans le fond de sa poche, une petite boîte en carton fermée par un élastique. Le chagrin est dépassé, du moins le croit-il. La nuit s’avance, la rivière a remplacé le lac, et Fedia continue de frapper avec ses avirons la surface baignée de lune. Il était une fois deux âmes en perdition. Deux jeunes matelots qui s’étaient fait une promesse.

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La lettre de Buenos Aires (2011)

La nuit, à Buenos Aires, ils font comme en plein jour. C’est pareil pour eux. Il fait seulement un peu moins chaud. Les bars sont ouverts. Ils sortent les tables sur les trottoirs. C’est là que je t’ai écrit. On m’avait donné du papier. Je faisais attentionné ne t’écrivais pas n’importe quoi. Ça m’a pris presque toute la nuit à choisir ce qui était bon ou pas à te dire. J’en ai bu des cafés. Je me creusais la tête. Mais à quoi ça m’a servi ?

 

41labxajpll._sx342_bo1204203200_Le bruit du vent (2003) Littérature Jeunesse

À l’horizon, le continent et ses mystères : l’inaccessible rêve de Vincent, cloué sur son îlot battu par les vents et hanté par les légendes. Les hommes ne sont pas encore revenus de la Grande Guerre. Vincent attend son père, entre sa mère et son grand-père. En cachette, il tente de remettre à flot un vieux canot échoué. Mais qui lui apprendra à naviguer ? Un jour, le père revient. Muré dans le silence de ses insoutenables souvenirs, il ne peut aider Vincent, pas plus que Hoël, son meilleur camarade, qui pense seulement à s’évader de ce minuscule univers où rien ne semble jamais arriver… À force de ténacité, Vincent réussira-t-il à franchir les jetées ?

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Océan Pacifique (2006)

Au début du premier récit, il y a ce nuage atomique qui s’élève dans le Pacifique sud. Des marins regardent, sidérés, lorsque soudain le vent tourne, et le souffle tiède de cet événement sans nom passe au-dessus d’eux, les traverse. Mais ils n’en parleront pas, car le nuage nucléaire, c’est l’indicible même.

Dans le second récit, un chien monté à bord depuis longtemps porte le nom d’un homme : Giovanni. C’est le nom de son ancien maître. Sa couchette appartient désormais au chien qui devient une sorte de personnage sacré sur le navire, à travers lequel se manifeste le besoin de consolation des hommes. Et c’est encore de consolation que parle la troisième nouvelle : histoire d’un père et d’un fils, qui rappelle d’autres histoires de père et de fils, dans la lignée de ces bouleversants dialogues auxquels nous a habitués Hubert Mingarelli.

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Une histoire de tempête (2015)

La tempête est là, sur le port. Celui-ci ou un autre, qu’importe. D’ici ou d’ailleurs, les solitudes sur les quais déambulent de la même manière, s’évitent, se frottent, se quittent. Ont-elles jamais existé qu’elles sont déjà des ombres, des fantômes. Il y a ceux qui renoncent, ceux qui s’accrochent. Le narrateur d’Hubert Mingarelli est de cette trempe-là. Ici, il n’est pas venu défier les éléments, la nuit et l’océan qui se confondent, la pluie qui tombe avec rage, rince tout ce qu’elle peut, les docks, les corps, les âmes. Il est là pour écrire, mettre des mots sur une histoire, affronter la sienne peut-être, faire face, trouver une issue, un sens. Cette nuit de tous les déluges, il va mettre au monde un personnage de roman, celui que l’auteur porte en lui, à qui il se doit de donner vie. Coûte que coûte. C’est le prix de l’écriture – errance, acharnement et pour finir, une naissance.
Avec une tendresse infinie, Hubert Mingarelli prend par la main son narrateur, l’accompagne sous la tempête, le malmène, le protège, lui éclaire le chemin hasardeux de l’écriture. À coups de silences et de foudres, de phrases suspendues comme hors du temps, hors du monde, Hubert Mingarelli se livre, se délivre. Il dit ce que la vie signifie pour lui : une lutte, une main tendue à toutes les histoires qui font les hommes.

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L’homme qui avait soif (2014)

1946

Hisao Kikuchi s’était couché sur le côté et ouvrait la bouche sous la pierre d’où l’eau gouttait. Sans doute un reste de rosée que la mousse avait gardée. Une goutte, deux gouttes, il pouvait les compter. Il en tombait si peu que c’était une douleur dans sa bouche. Il avait envie de manger la pierre, comme si l’eau avait été à l’intérieur. Il se redressa, s’accroupit, et fit un creux avec ses mains. Une goutte, deux gouttes, trois gouttes. Ça n’allait pas plus vite, mais dans cette position, c’était moins douloureux d’attendre. Il regarda vers le train. Personne d’autre que lui ne s’en était éloigné. Même le soldat étranger restait près de la voie. Hisao leva les yeux vers le ciel pour ne plus voir le train et vit des nuages blancs. Il serrait si fort ses mains qu’il ne perdait pas une goutte de ce qu’il récoltait.
La locomotive siffla. Il trembla et faillit perdre l’eau qu’il avait déjà. Son regard courut vers la voie. Son imagination traversa le wagon, alla sous son siège, ouvrit sa valise, déplia son caleçon en laine et déroula le papier rouge autour du cadeau pour Shigeko. Puis il regarda ses mains. Elles contenaient maintenant la moitié de ce qu’il avait besoin de boire. À nouveau la locomotive siffla. Le soldat étranger avait grimpé sur le marchepied. Hisao baissa la tête. «Pardon, pardon, Shigeko. Je commence déjà à te faire passer après moi.» Il releva la tête. Sur le marchepied, le soldat étranger lui lançait des gestes.
Il y eut un bruit de fer. Le train reculait. Il grinçait sur les rails. Puis il commença à partir en avant, et Hisao à cet instant se sentait si déchiré qu’il se rêva être deux. Un qui restait là à récolter l’eau jusqu’à ce que le creux entre ses mains fût plein, et l’autre qui courait vers le train, vers son wagon qui s’éloignait maintenant, et où le soldat étranger se tenait toujours sur le marchepied, et l’ignorait à présent.
Hisao Kikuchi ne pouvait être qu’un, et il pleurait de désespoir. Le train s’en allait lentement et sans remède avec la valise et le cadeau pour Shigeko, l’oeuf en jade roulé dans le papier rouge et protégé par son caleçon en laine. «Je suis malade, Shigeko, je suis comme ça.» Il ferma les yeux. Son esprit plongea dans la poche de sa veste où se trouvait la dernière lettre de Shigeko Katagiri. «C’est ma maladie, Shigeko, qui a laissé partir ton cadeau. Je l’ai attrapée dans la montagne. Je croyais qu’elle resterait là-bas. Je me suis trompé. À présent elle est mon ombre.»
Il rouvrit les yeux lorsqu’il n’entendit plus le souffle de la locomotive et les wagons grincer sur les rails. Il les cligna dans la lumière matinale, et en face de lui, là où s’était trouvé le train, il ne vit ni les rails ni le champ d’orge et la lisière en coquelicots, mais le vide. Même la sombre usine au loin, il ne l’apercevait plus, et il crut perdre la tête lorsqu’en se penchant vers ses mains il vit qu’elles n’étaient pas encore pleines. (Extrait)

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L’incendie (2015) – Avec Antoine Choplin

L’Incendie prend la forme d’une correspondance, sur une période d’un peu moins d’un an, entre deux hommes. L’un d’eux, Jovan, est resté dans son pays d’origine, l’actuelle Serbie et travaille dans un institut de musicologie à Belgrade. L’autre, Pavle, a émigré en Argentine où il travaille dans une scierie. Tous deux partagent un secret qui date de l’époque où ils ont participé au début du conflit dans l’ex-Yougoslavie en 1991, mais chacun d’eux n’en connaît qu’une partie.

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L’année du soulèvement (2010)

 » Alors il pensa aux forêts sous la neige et aux premières branches des sapins, si lourdes qu’elles ploient jusqu’au sol. Il se souvint du renard qui dormait au pied d’un sapin, sous l’une de ces branches, à l’abri du froid et de la neige. Il avait les couleurs de son lit d’aiguilles de pin. Il se souvint de l’impression de chaleur qu’il avait ressentie en le voyant, pour lui-même et pour le renard, alors que la température était tombée en dessous de zéro. Il l’avait laissé dormir, le museau posé sur ses pattes de derrière, soufflant des petits nuages d’haleine blanche. En s’en allant il lui avait dit :  » Je te laisse parce que tu dors.  » Puis il lui avait souhaité que leurs chemins ne se croisent plus jamais.  »

Souvenir d’une partie de chasse, d’un renard qui dort. Construire un feu et écouter la voix paisible du vent. Oublier que les hommes ont été ennemis.  » Notre besoin de consolation est impossible à rassasier « , écrivait Stig Dagerman.

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La source (2012)

Orfèvre en histoires courtes, Hubert Mingarelli condense dans La Source ce qui a fait son succès : une émotion tenue au plus près du silence par des mots simples, des phrases impeccables dans leur pouvoir d’évocation, une délicatesse vis-à-vis de ses personnages et cette façon incroyable qu’il a de faire d’eux nos propres frères. Une nuit qui en aurait contenu mille, presque belle. Et tandis qu’elle avançait et qu’ils se parlaient, George savait que des nuits comme ça, ils n’en auraient plus. Ils avaient l’air de prendre une dernière inspiration, de se remplir d’air une dernière fois avant de s’enfoncer dans l’eau profonde que serait leur monde au réveil.

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La route de Beit Zera (2016)

Stépan vit seul avec sa chienne non loin de Beit Zera, depuis que son fils Yankel est parti se cacher à l’autre bout du monde. Il rêve au bonheur qu’il aurait à le retrouver et se souvient de l’époque où il contrôlait les Palestiniens à la frontière, incapable de soutenir leurs regards noirs. Jusqu’au jour où l’un d’eux, un garçon nommé Amghar, s’aventure chez lui et bouscule sa solitude…

 

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Vie de sable (1998) – Littérature jeunesse

Quatrième de couv introuvable

 

 

 

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L’arbre (réédition numérique 1996)

Quelque part, dans une ferme de montagne, un enfant, peu à peu, découvre que ses peurs peuvent être maîtrisées, ainsi que ses cauchemars. Il a l’impression de vivre dans un labyrinthe : la nature qui l’entoure. Il va tenter de l’explorer jour après jour. L’arbre, c’est le point de départ au pied duquel il dessine le plan du monde. Et petit à petit, le plan va s’agrandir, à mesure que l’enfant s’enfonce plus loin dans la montagne, la forêt, les ravins. Un chien, Ojo, l’accompagne. Il sera le témoin des “ombres”, ces terreurs secrètes dont l’enfant lui parle.

 

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La terre invisible (2019)

1945

Dans l’Allemagne occupée, un photographe de guerre ne parvient pas à s’en aller et à rentrer chez lui en Angleterre. Il est hanté par la libération d’un camp de concentration à laquelle il a assisté.Il décide de partir au hasard des routes. Il photographiera les gens de ce pays devant leur maison dans l’espoir de comprendre qui ils sont pour avoir pu laisser faire ce qu’il a vu.Un jeune soldat anglais, qui vient juste d’arriver et qui n’a rien vécu de la guerre, l’escortera et conduira la voiture réquisitionnée à travers l’Allemagne sans deviner les motivations qui poussent le photographe. Mais lui aussi porte un secret plus intime qui le hante et dont il ne parle pas. La Terre invisible raconte leur voyage.

17 commentaires

    1. J’ai fait sa connaissance avec « La lumière volée« , étiqueté en littérature jeunesse. J’ai lu quelque part qu’il n’a jamais eu l’intention d’écrire pour la jeunesse, parce que pour lui, l’important, l’urgence, c’était d’écrire. Mais qu’il a « laissé faire »
      Après, je crois que c’est « Quatre soldats » (moi qui fuis presque tout ce qui porte un bandeau « prix » !).
      Et puis, il y a « L’incendie« , en duo avec Antoine Choplin.
      Et maintenant… ben … je vais écouter mon intuition ! p’têt ben « Une rivière verte et silencieuse »

      Ah oui ! « Un repas en hiver« .. là aussi… c’est quelque chose !

      Aimé par 1 personne

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