Pef : pâlit lentement l’ombre dernière

Pâlit lentement
L’ombre dernière
D’un soleil esseulé

L’hiver jette sur le champ
Sa page blanche de neige
D’une écriture de haies
De poteaux porte-plumes
De ruisseaux pleins et déliés
I
l s’adresse au printemps
Comme dans la chanson

Dis, quand reviendras-tu
Dis, au moins le sais-tu…

Sur papier bleu de ciel
Le printemps lui répond
Un peu pas tout à fait
Comme dans la chanson

Dis, au moins le sais-tu
Si je reviens, je te tue

Bonhomme hiver a déchiré la lettre
Fondu en larmes de sa neige
Puis s’est fait tout petit
Au fond du thermomètre
Dans un sourire

Pef – Toujours un mot dans ma poche

Illustration © Edvard Munch – Winter in the Woods, Nordstrand (1899)

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