Esther Granek : L’intervalle

Ça commence par un cri.
Ça finit dans un râle.
Et durant l’intervalle
se déroule toute une vie.

Qui pourrait raconter
si l’on souffre de naître ?
On n’en peut rien connaître.
C’est secret inviolé.

Et personne ne dira
les affres du trépas
puisqu’on n’en revient pas.
Jamais on ne saura.

Mais durant l’intervalle
qu’on voudrait sans une fin
même s’il fait souvent mal,
c’est (parfois) vachement bien !

Esther GRANEK (1927-2016)
Ballades et réflexions à ma façon, © Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1978

Illustration : Paula Becker

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