Pierre Reverdy : À quand

À quand

Captif dans cet espace étroit
les mains sèches sur les paupières
Digne de tous les mots qu’invente la raison
On joue le jeu d’enfer qui danse à l’horizon
L’espace s’embellit
Il y a des gens qui passent
Et quelqu’un chante une chanson
Le ciel troué trop bas
La pointe se déplace
Le tonnerre s’arrête
et le nuage part
Encore quelques minutes
On tremble
Il est trop tard
Tout autour des chaînes qui grincent
Les arbres vont tomber
Je me réveille à peine
Le temps est déjà oublié
Ma fatigue et ma haine
La fenêtre s’ouvre à l’été
Et la suite des jours est encore incertaine

Pierre Reverdy – Main d’œuvre 
1913 – 1949

REVERDY

Pour l’anniversaire de Pierre Reverdy, le 13 septembre, d’autres poèmes sur ce site

L’orage
Jour transparent
Départ

Pêcheurs d’étoiles
L’eau dort

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