Bon anniversaire, Robert Desnos

Aujourd’hui, Robert Desnos a 119 ans.

Le 4 juillet 1900 naît, à Paris, le poète français, Robert Desnos. Cet autodidacte rejoint le mouvement surréaliste dès 1922, devenant même rédacteur de « La Révolution surréaliste ». Desnos se sépare du mouvement lorsque son fondateur, André Breton, rejoint le communisme. Journaliste et poète, il participe dans les années trente aux mouvements antifascistes. En 1942, il entre dans le réseau de résistance Agir. Arrêté par les Allemands le 22 février 1944, il est déporté à Buchenwald puis à Theresienstadt où il meurt du typhus, le 8 juin 1945, un mois après la libération du camp.

Pour avoir lu l’extraordinaire roman de Gaëlle Nohant « Légende d’un dormeur éveillé« , (je vous le conseille) pour l’avoir entendue présenter son livre et parler de ses années de recherche et d’écriture, j’ai un sentiment d’effroyable injustice à l’évocation de sa mort.

À compter de demain, et pendant sept jours consécutifs, je vous proposerai la lecture de quelques uns de ses poèmes, extrait du recueil « État de veille« , dont il parle ainsi :

Les premiers poèmes de ce recueil datent de 1936. Durant toute cette année et jusqu’au printemps 1937, je m’étais contraint à écrire un poème chaque soir, avant de m’endormir.
Avec ou sans sujet, fatigué ou non, j’observai fidèlement cette discipline. J’emplis ainsi une série de cahiers où, on l’imagine, le déchet fut grand quand, en 1940, j’entrepris de les relire.
Certains, cependant, figurent dans Fortunes sous le titre général de « Les Portes Battantes ». Les présents poèmes ne sont pas ici publiés dans leur texte original. Ils ont parfois été refaits complètement. Mais l’expérience valait d’être tentée. Certains soirs le poème s’imposait, il s’était construit de lui-même au cours de la journée. D’autres fois, le cerveau vide, c’était un thème inattendu qui guidait la main plutôt que la pensée. Mais
il ne s’agissait pas d’écriture automatique. Chaque mot, chaque vers était contrôlé et l’exigence mécanique se manifestait plutôt dans le rythme, dans une nécessité d’assonance et de formes primitives telle que celle des tercets à rime ou assonance
unique.

…/…

En définitive ce n’est pas la poésie qui doit être libre, c’est le poète.

À demain, donc.

desnos_robert_signature

Publié sur ce blog :

La voix
– Un jour qu’il faisait nuit
P’Oasis
– Hommes

 

8 commentaires

  1. Oh c’est chouette, Ecriturbulente, en voici une qui me revient :
    Les hiboux
    Ce sont les mères des hiboux
    Qui désiraient chercher les poux
    De leurs enfants, leurs petits choux,
    En les tenant sur les genoux.
    Leurs yeux d’or valent des bijoux,
    Leur bec est dur comme cailloux,
    Ils sont doux comme des joujoux,
    Mais aux hiboux point de genoux !
    Votre histoire se passait où ?
    Chez les Zoulous ? Les Andalous ?
    Ou dans la cabane bambou ?
    A Moscou ? Ou à Tombouctou ?
    En Anjou ou dans le Poitou ?
    Au Pérou ou chez les Mandchous ?
    Hou ! Hou !
    Pas du tout, c’était chez les fous.
    Robert Desnos 😉

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