Maurice Carême : L’oiseau

Quand il eut pris l’oiseau,
Il lui coupa les ailes.
L’oiseau vola encor plus haut.

Quand il reprit l’oiseau,
Il lui coupa les pattes.
L’oiseau glissa telle une barque.

Rageur, il lui coupa le bec.
L’oiseau chanta avec
Son cœur comme chante une harpe.

Alors, il lui coupa le cou.
Et de chaque goutte de sang,
Sortit un oiseau plus brillant.

Maurice Carême – Entre deux mondes
© La lanterne magique

1 commentaire

Un truc à me dire ? N'hésitez pas, j'adore vous lire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s