Bon anniversaire, Maurice Carême !

Aujourd’hui, Maurice Carême a 120 ans.

Il est né le 12 mai 1899, rue des Fontaines, à Wavre, dans une famille modeste. Son père, Joseph, est peintre en bâtiment ; sa mère, Henriette Art, tient une petite boutique où les gens humbles du quartier viennent faire leurs menus achats.

Son premier recueil de poèmes, 63 Illustrations pour un jeu de l’oie, paraît en décembre 1925. Entre 1925 et 1930, il est fasciné par les mouvements surréalistes et futuristes. Il publie, en 1926, Hôtel bourgeois, en 1930, Chansons pour Caprine. 

Il fut avec Géo Norge, Pierre Bourgeois, Georges Linze, Claire et Yvan Goll, André Salmon, Edmond Vandercammen, René Verboom, etc. l’un des fondateurs du Journal des poètes, en 1931.

L’œuvre de Maurice Carême comprend plus de quatre-vingts recueils de poèmes, contes, romans, nouvelles, essais, traductions. Elle n’a cessé de fasciner les musiciens tant les compositeurs que les chansonniers. De nombreuses anthologies de ses poèmes ont été publiées. Des essais, des disques, des films, des DVD lui sont consacrés. L’œuvre, couronnée par de nombreux prix littéraires, est traduite dans le monde entier et mise en musique par plus de trois cents musiciens.

Il meurt le 13 janvier 1978 à Anderlecht,

• «.¸¸.¤°´¯`•๓.๔• ´¯`°¤.¸¸.»•

Qui n’a pas souvenir de ces moments fastidieux de « récitation« , quand il était de mise d’ânonner des mots qui nous semblaient dénués de sens, sans queue ni tête, parce qu’il s’agissait d’un « devoir » ? Dénués de sens, parce qu’on ne nous disait pas qu’ils s’appelaient « poème » ?

Les poèmes de Maurice Carême ne semblent destinés qu’aux enfants. Pourtant ils disait :

« Je ne crois pas qu’un écrivain puisse écrire pour les enfants. Il n’y a pas deux sortes de poésie, une pour les enfants et une pour les adultes. (…) J’appelle poésie pour les enfants une poésie faite sans aucune concession à leur âge, une poésie écrite sous la dictée de l’inspiration, mais qui, spontanément est coulée dans un style si direct, si frais qu’elle soit accessible aux enfants. Poésie enfantine ? Que l’on ne s’y trompe pas ! Un poème ne vaut que si une grande personne l’admire autant qu’un enfant. Peu importe les raisons qui commandent cette admiration. Les beaux vers sont riches de tant de possibilités.« 

Les poèmes que je vais proposer, pendant sept jours consécutifs, pour célébrer l’anniversaire de sa naissance, n’ont sans doute pas été appris à l’école de nos enfances.

• «.¸¸.¤°´¯`•๓.๔• ´¯`°¤.¸¸.»•

En guise de préambule, je vous renvoie à trois de mes billets antécédemment publiés sur ce blog :

L’artiste

Si j’aime les proverbes

Que la vie soit un songe

• «.¸¸.¤°´¯`•๓.๔• ´¯`°¤.¸¸.»•

Et ceux de la semaine de son anniversaire :

Partout on tue

La peine

La liberté

L’homme

Ligne de flottaison 

L’oiseau

La fillette et le poème

• «.¸¸.¤°´¯`•๓.๔• ´¯`°¤.¸¸.»•

Capture

 

 

 

© photo de Jeannine Burny – � Fondation Maurice Carême

1 commentaire

  1. Oui, ici en Belgique, on a tous appris des poèmes de Maurice Carême mais je n’ai jamais trouvé ça difficile ou abscons. Juste et ludique plutôt. Hélas, c’est interdit de faire apprendre par cœur dans nos école où l’imbécilité du politique a pris le dessus sur l’élégance et l’imagination. Pff…

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