Sauvons la cathédrale du coeur

Je suis, comme beaucoup, baptisée, communiée, mariée selon les principes, les normes et les valeurs de la religion judéo-chrétienne. Que je ne renie en aucune manière. Je suis aussi émerveillée par notre patrimoine, qu’il soit religieux ou profane. Je ne suis ni dévote, ni pratiquante.  Mais quand un digne et modeste représentant de la foi s’exprime ainsi, je ne peux qu’approuver et partager son message.

• «.¸¸.¤°´¯`•๓.๔• ´¯`°¤.¸¸.»•

Un curé de campagne de passage à Paris.

Bouleversé, il appelle à ce que Notre-Dame-de-Paris soit laissée en l’état, c’est-à-dire arrachée aux mains des prédateurs par les flammes de l’incendie et enfin rendue au peuple et à son libre usage.

Frères et sœurs,

Hier, Notre-Dame de Paris a brûlé. En son temps, le Christ nous a donné l’exemple en chassant les marchands du temple. Tous les vrais chrétiens doivent, aujourd’hui, chasser les marchands de temples du temple de leur cœur. Sans quoi ils succomberont aux manoeuvres obscènes des spéculateurs en tout genre, politiciens, fraudeurs du fisc, grenouilles de bénitier, incultes en quête de racines, ou groupes pollueurs, hâtifs de tirer la couverture à eux. Qu’on rappelle aux mains qui ne deviennent généreuses qu’à la mesure de la gloire qu’elles en tirent, ces mots de vérité : « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent » (Mt 6:24).

Quel contraste entre ce sombre manège, et le spectacle solennel que les rues de Paris offraient hier soir : l’antique passion du feu nous réunissait, et le silence du recueillement planait sur la ville, un silence de feu qui me rappelait celui des extases pascaliennes, un silence que nul faste, nulle cagnotte, nul don défiscalisé n’achètera jamais. Nous avons vécu la grandeur d’un moment de temps pur et chacun, pour peu qu’il participât à cette grande communion, jusqu’au plus indécent preneur de selfie, ne pouvait tout à fait en sortir indemne.

Cependant, frères et sœurs, je vous le dis : il est moins urgent de reconstruire la cathédrale de pierre que de sauver la cathédrale du cœur. Je m’étonne de constater que ceux qui chassent leurs prochains comme des vauriens en leur répétant à l’envi qu’ils n’ont pas un centime à leur consacrer, laissent ainsi ruisseler des flots d’or quand il en va de l’image d’une capitale que peuple l’égoïsme, la cupidité, les logements vides, la chasse aux pauvres et à l’étranger, les divertissements frivoles. Je m’étonne aussi de cet activisme effréné qui les a saisis, passée la nouvelle, là où le Roi David aurait couvert des semaines durant sa face de cendres, là où l’Empereur de Chine se serait astreint à trois jours de bains d’eau lustrale. Ceux qui nous gouvernent ne se sont-ils pas demandé quelle main les avait frappés ? Sont-ils à ce point orgueilleux que même la catastrophe la plus inattendue ne puisse prendre à leurs yeux la figure d’un présage ?

La vérité, frères et sœurs, est que le Royaume des cieux est plus proche, aujourd’hui, des habitants délogés de Notre-Dame-des-Landes que des touristes encombrant le parvis de Notre-Dame-de Paris par la grâce d’Airbnb. Victor Hugo disait de la cathédrale qu’elle était un art magnifique produit par des vandales : les merveilles du monde ont toutes d’abord été cabanes. Le Christ n’est-il pas né dans une étable ?

Notre monde souffre d’un mal et d’un orgueil inextirpable, celui du refus de rien laisser mourir, de rien laisser changer. L’histoire a pour nous le rythme de la rénovation. Mais les replâtrages successifs n’ont pour seul sens que de figer le véritable mouvement, d’empêcher tout renouvellement et toute conversion. Victor Hugo ajoutait que l’art oublié des cathédrales, l’académisme l’avait tué. Or, le péril qui nous guette aujourd’hui n’est plus celui des pédants férus de latin ou de grec. Il est plus grave et plus pressant. Il a à son service une armée de preneurs de sons et de cameramen, déchaîne des tempêtes de flashs et les sirènes des convois spéciaux, réunit les puissants, les riches et les maîtres du spectacle dans une lugubre conspiration. Je veux parler de la pulsion tétanique à conserver qui saisit les âmes, sidérées par l’évidence éblouissante de la catastrophe. En somme, il ne faut surtout pas que quoi que ce soit puisse se produire, le triomphe du sinistre Viollet-le-Duc, maître de l’architecture en toc, se doit d’être éternel !

Frères et sœurs, ce qu’incarne vraiment pour nous la cathédrale de Paris, qui hier enfin nous a été rendue, c’est la possibilité de penser et d’habiter ce monde, une possibilité dont ceux qui nous gouvernent sont du tout au tout dépourvus. Hier, la cathédrale a pour nous cessé d’être cette vague masse architecturale qui se découpe parfois au coin des rues, cette énième vieillerie muséifiée inscrite au « patrimoine de l’humanité », qu’on ne visite qu’à travers son téléphone. Si les coeurs de tous les Parisiens se sont étranglés au spectacle de l’incendie, ce n’est pas de contempler impuissants la disparition d’un fleuron du tourisme français, mais de n’avoir jamais habité ni vécu avec la cathédrale qu’ils frôlaient tous les jours. Chaque coeur murmurait : « Eh quoi ! voilà qu’on nous enlève cette bâtisse majestueuse, cette maison abandonnée de Dieu, ce legs des âges livré à la plus basse exploitation par des pillards endimanchés, avant même qu’elle ait pu nous appartenir, avant même que nous n’y ayions prêté la moindre attention, alors même que nous n’avions pas pu en faire usage ! ». Ce dont on nous avait privé, en proie aux flammes, redevenait commun, l’objet d’une commune déploration et d’une commune colère.

Tandis que j’arpentais les ruelles du quartier de la Huchette, les vastes trottoirs du pont de la Tournelle, je sinuais entre la foule arrêtée par l’éclat du brasier. J’entendis une voix s’exclamer : « c’est beau ». Et une autre : « j’aimerais qu’ils ne reconstruisent jamais. » Je ne suis pas loin de leur donner raison. Le cœur a quelquefois besoin de retrouver l’âpreté d’un désert. Cet édifice ne serait-il pas plus vivant de voir le bois incendié de son transept servir d’engrais à la poussée des chèvrefeuilles, l’Île Saint-Louis de vivre un peu moins au rythme des touristes, les êtres de se rassembler vraiment sur son parvis pour y parler de leur condition, tandis que les cœurs secs des fantassins de la mission sentinelle s’en éloigneraient un peu et que ces lieux, alors, retrouveraient peut-être quelque chose de sacré ? Notre-Dame, enfin arrachée à ses profanateurs par le brasier, pourrait alors revenir au peuple, qui en ferait usage pour abriter les pauvres et les exilés, prendre soin des malades et des malheureux, servir les saines révoltes et les dignes fureurs, en somme, rétablir un semblant de justice divine en ce monde.

Les ruines de la cathédrale, rendues à l’usage populaire, nous rappelleraient que les choses passent, expliqueraient aux puissants, si imposant ou ridicule que soit leur règne, que celui-ci touche à sa fin, et que leur monde finira dans un embrasement sans cri ni gémissement, un évanouissement qui réjouira les cœurs à la façon d’un feu de joie.

Si la cathédrale nous émeut, mes frères et sœurs, c’est aussi qu’elle nous rappelle que la pensée, la vie, et le travail n’ont pas toujours été choses distinctes, qu’il fut un temps où les ruines qu’on produisait n’étaient pas parkings souterrains, canettes en aluminium millénaires et boyaux de métropolitains. Comme le dit Victor Hugo, l’intelligence humaine a peut-être un jour quitté l’architecture pour l’imprimerie, ceci a tué cela. Mais, pour ceux qui pensaient déjà hier à tirer parti du désastre alors que le feu n’avait pas encore accompli son œuvre, le livre est depuis longtemps un espace de vacuité, toute intelligence a cessé d’exister, tandis qu’une vaine Ambition sert de Bible. La cathédrale n’appelle pas un sauvetage patrimonial digne d’un Sisyphe, voué à finir lacéré par la tartufferie de ses mécènes, mais témoigne de l’urgence de réapprendre à penser et vivre par nos propres moyens, pour quitter la prison d’informations et d’images qui nous sépare, et retrouver le pouvoir expressif d’une production collective, manuelle et durable.

Un curé de campagne en visite à Paris

Merci Monsieur, j’ai profond respect pour vous et les valeurs que vous défendez.

31 commentaires

                  1. Je ne sais pas trop…
                    Peut-on mettre des mots sur une intuition ?
                    Encore une fois, le texte témoigne d’un point de vue non-conformiste qui me plaît bien mais j’aimerais juste en connaître l’origine.
                    J’en reviens toujours aux sources ! Elles sont très importantes pour moi… Trop de choses douteuses circulent sur Internet…

                    Je file ! Mon chauffeur m’attend !
                    🙂

                    Aimé par 1 personne

    1. C’est peut-être trop long aussi pour le prompteur de 20 h, mais ça mérite d’être développé !

      La ville provisoire

      Peu à peu
      petit à petit
      petit à petit Rome
      Rome peu à peu a pu
      Rome ne s’est pas faite en un jour
      le rhum non plus ne se fait pas en un jour
      même s’il se boit plus vite que son ombre
      tu connais quelque chose qui se fait en un jour ?
      même pas un éphémère
      la mère d’un éphémère ne conçoit pas en un jour
      ce qui se conçoit bien ne se fait pas en un jour
      neuf mois
      vingt et un chez l’éléphant
      peu à peu
      petit à petit
      petit deviendra grand
      de petit à grand
      et dans le système de la croissance ce n’est pas réversible
      un poème, par exemple
      un poème ne se fait pas en un jour
      mais parfois si !
      le jour où la vie de ma ville est ma vie
      la ville est provisoire
      la ville est précaire
      pierre après pierre
      station après station
      la ville tombe pour la première fois
      donc elle aurait été bâtie
      ex nihilo
      c’est où, exactement, Nihilo ?
      c’est sur le Nil, Nihilo ?
      Amphion a bâti la ville
      la ville tombera bientôt une deuxième fois
      au fait, le métro parisien compte aujourd’hui quatorze lignes
      comme le chemin de croix de stations
      qui donc n’en a pas douze
      et comme Jésus n’a que dix slips
      comme titre Christian Zeimert l’un de ses tableaux Jésus et ses dix slips
      à propos, moi, je suis de la banlieue
      mais si je dis cela aujourd’hui je vais avoir l’air beur
      mais ma banlieue était petite bourgeoise
      je ne sais pas si la banlieue est la ville
      il y a des villes de banlieue voisine
      ma ville de banlieue a 30 000 habitants, c’est une ville
      je connais le maire d’une ville de banlieue
      s’il y a un maire c’est qu’il y a une ville
      non, il y en a aussi dans les villages, des maires
      si c’est une ville, c’est que voilà
      il y a au moins un centre-ville
      y a-t-il un centre-vie dans notre vie ?
      la ville est si compliquée
      que la vie dans la ville gagne à être simplifiée
      la forme d’une ville a de l’importance
      la forme de la vie, plus encore
      la forme d’une vie plus encore plus encore
      qui simplifie la vie
      en ayant l’air de la compliquer
      la forme de la ville aussi
      de son lit au marché
      du marché à son square
      de son square au bowling
      du bowling à la poste
      (ou ce qu’il en reste)
      de la poste à son poste
      et de son poste à Rome
      je veux faire la chronique de tous les jours de Rome
      puisque Rome ne fut pas faite en un jour
      puisqu’il n’y a pas un jour de Rome
      qui n’ait contribué à la confection de Rome
      chaque jour de Rome
      doit valoir la peine de consigner de quoi Rome
      a été faite, enfin !
      qui a parlé de chacun des jours de Rome
      quel collectif, je veux dire, ce n’est pas à la portée d’un seul !
      Rome est compliquée
      mais on peut sûrement simplifier Rome !
      par exemple, j’ai un jour simplifié ma vie
      en simplifiant ma ville
      en parcourant le métro parisien seize heures durant ou presque
      pour écrire un poème de métro en continu
      vers à vers et station après station
      petit à petit et peu à peu
      pour un poème assez grand, de taille
      loin du nid et je ne suis pas un oiseau
      c’est Pierre Rosenstiehl qui m’avait tout simplifié
      avec son itinéraire optimisé
      d’aucuns pensent que je l’ai compliquée, ma vie, ce jour-là
      et pourtant non, je l’ai simplifiée
      car je n’ai pas eu d’autre choix
      aucune hésitation dans la ville, ce jour-là
      j’avais un itinéraire obligé
      obligé optimisé
      ça tombe bien, je suis optimiste, même dans les jours de drame
      est-ce que c’est une façon de finir la ville ?
      de faire Paris en un jour
      est-ce que c’est une façon de finir sa vie ?
      la vie est provisoire
      ne la finis jamais !
      la ville est provisoire
      précaire
      la ville presque, toujours
      presque achevée
      l’une et l’autre se font peu à peu
      step by step
      pierre à pierre
      Amphion chante et son chant et sa lyre font monter les pierres les unes sur les autres
      pour construire Thèbes, à commencer par les remparts
      les remparts de Thèbes, une ville alors, c’était donc des remparts d’abord ?
      des remparts, d’accord, et des portes aussi
      la ville est inachevée
      ma vie est inachevée
      les pierres, elles se pénètrent, elles se scellent, elles s’arment
      j’ai vu à Beyrouth toutes les pierres de la ville armées, comme le béton
      par le métal des balles
      ceci tuera cela ?
      les armes lourdes peuvent tuer une ville
      certaines ont brûlé
      le grand incendie de Londres
      et celui de Moscou
      je marche dans les flammes possibles
      et dans les pas des pas des autres
      pour Guillaume Apollinaire, une amphionie est une promenade dans la ville
      par forcément mélancolique, Queneau la mélancolise
      « Le Paris que vous aimâtes / n’est pas celui que nous aimons / et nous nous dirigeons sans hâte / vers celui que nous oublierons. »
      Queneau pense à Baudelaire
      « Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel) »
      pourquoi le « hélas » de la forme d’une ville change
      « (la forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel) »
      Queneau, Roubaud, Caradec reprennent le « hélas »
      j’aime les chantiers
      les ravalements
      les taxis gueulent sur les travaux de la République
      le pompiste lève les yeux au ciel : « On fait un jardin, c’est pour les SDF ! »
      « que la mémoire est difficile »
      surtout la mémoire d’aval
      lorsque j’ai parcouru la ville intégralement
      en souterrain dans le métro
      j’ai vu la ville plus achevée peut-être qu’en surface
      parce qu’elle était simplifiée
      j’avais quarante neuf ans, je m’en rends compte aujourd’hui
      nel mezzo (bien tassé) del cammin’ di nostra vita
      nel mezzo del camin’ di nostra cittá
      la vie de ma ville est ma vie
      je me retrouvai dans un réseau obscur
      et je ne sais pas si le juste vers était autorisé
      ou perdu définitivement
      j’ai une requête pour la RATP
      suite à mon expérience de la ville souterraine
      je rêve d’une caméra satellite qui suivrait en surface le chemin souterrain du métro
      et le diffuserait pour les voyageurs
      une fois, s’entend, pas en permanence
      mais lors de la Journée du Patrimoine, par exemple
      qu’y a-t-il exactement au-dessus de notre tête ?
      en temps réel
      quand on est dans le métro
      si l’on tente de le faire sans caméra, c’est très difficile
      ou qu’y a-t-il dessous quand on est dans la rue à marcher
      ou qu’on roule dans le métro aérien
      les égouts, le métro, les carrières devenues catacombes
      les secrets qu’on ne veut pas nécessairement savoir
      j’ai fait des poèmes de métro dans différentes villes
      Paris, Lyon, Lille, Montréal, Cologne, Pékin Minsk, Rio, Medellín, Budapest, Le Caire, Moscou, Saint-Petersbourg, Izmir… j’en oublie… Rome !
      la forme d’une ville change plus vite par bonheur
      que le cœur d’un mortel qui anticipe si volontiers sa mort
      mourir dans la dignité ?
      pfff ! il n’y a pas de mort indigne
      tu connais une mort indigne ?
      cite-moi une mort indigne !
      hormis la mort donnée à un autre pour le plaisir
      indigne parce que tu te retrouves grabataire comme un nourrisson en couches ?
      y a-t-il une naissance indigne ?
      le bébé n’est pas grabataire, peut-être ?
      la forme d’une ville change plus vite par bonheur
      que le cœur des mortels déjà morts de penser à la mort
      la ville n’est pas un individu
      d’aucuns, et des savants, disent aussi que l’arbre n’est pas un individu
      qu’il est une colonie et non un sujet
      une colonie de vacances
      qu’il n’a pas de sénescence programmée sauf accident
      la ville est de cette espèce
      ville beauté provisoire
      beauté provisoire
      beauté d’être provisoire
      la première fois que je suis venu à Naples, c’était en 1981 ou 82
      après le tremblement de terre
      Naples a changé, il n’y a plus tous ces étais et contreforts
      un employé d’hôtel me demande de dire de sa ville
      que j’ai connue quarante ans plus tôt
      si elle a changé
      je cherche ce qui dans ma réponse lui ferait plaisir
      radicalement… pas tant que ça… non…
      je crois que je lui réponds « non » en substance
      non votre ville n’a pas changé
      ouf, ma réponse n’a pas l’air de lui faire plaisir.

      JACQUES JOUET

      Lu à Naples en novembre 2012, à l’invitation de Lello Aragona (OPLEPO)

      Aimé par 2 personnes

  1. Oui j’ai lu ce texte chez OTH, j’aime ce texte il pose question je suis comme toi au niveau de la religion. En tout cas ce texte a le mérite de nous faire réfléchir.

    Aimé par 1 personne

  2. L’est vrai que cet empressement à reconstruire et à financer cette reconstruction est bien suspect et certainement pas dénué d’arrières pensées nauséabondes ou pire, délétères. Que ce soit devenu la UNE universelle, en oubliant, largement, le reste révèle le voyeurisme à courte portée qui grignote la civilisation. Peut-être sont-ce les multiples symboliques du feu qui sont à l’oeuvre … mais franchement, j’en doute.
    Merci pour cet article, la turbulente.

    Aimé par 3 personnes

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