Constantin Cavàfis, Tous les poèmes

Murailles

On a, sans réflexion, sans pitié, sans pudeur, 
dressé autour de moi d’imposantes murailles. 

Et je reste à pleurer ici sur mon malheur. 
Je ne pense qu’à lui, qui ronge mes entrailles ; 

alors que j’avais tant à faire, là dehors.
Les bruits des ouvriers résonnaient à la ronde, 

et moi je n’entendais qu’un silence de mort. 
Ils m’ont à mon insu enfermé hors du monde

Constantin Cavàfis (1863-1933) — Tous les poèmes
Traduit du grec par Michel Volkovitch

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5 commentaires

  1. Bon dimanche,
    Quel beau poème d’une personne auteure que je ne connais pas. Merci pour ce partage.
    Je comprends tellement bien ces mots : « et moi je n’entendais qu’un silence de mort.
    Ils m’ont à mon insu enfermé hors du monde »
    Bisous. Geneviève

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  2. Je pensais qu’il avait été emprisonné, mais non, après une petite visite à Wiki, ça ne semble pas être le cas. Mais un enfermement peut aussi être intérieur …

    Aimé par 1 personne

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