Murailles

On a, sans réflexion, sans pitié, sans pudeur, 
dressé autour de moi d’imposantes murailles. 

Et je reste à pleurer ici sur mon malheur. 
Je ne pense qu’à lui, qui ronge mes entrailles ; 

alors que j’avais tant à faire, là dehors.
Les bruits des ouvriers résonnaient à la ronde, 

et moi je n’entendais qu’un silence de mort. 
Ils m’ont à mon insu enfermé hors du monde

Constantin Cavàfis (1863-1933) — Tous les poèmes
Traduit du grec par Michel Volkovitch

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