Du 1er au 31 août, je vous propose chaque jour quelque énigme littéraire, histoire de vous faire réviser vos classiques avant de reprendre le collier.

Déposez vos réponses en commentaires. Pas la peine de chercher à copier sur le/la voisin/e. Ils sont modérés (les commentaires… les voisins sont plutôt mesurés, eux) et ne seront validés qu’avec les solutions  qui vous seront données en fin de journée sur la page de l’énigme. Bien sûr, vous ne prenez aucun engagement de jouer tous les jours, mais je procéderai à une remise des prix, début septembre. Tout le monde peut jouer, même si vous ne gérez pas de blog ! Et on peut évidemment juste visiter cette page, pour se divertir, ou s’instruire…

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RÉCAPITULATIF DES ÉNIGMES

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ILS N’ONT PAS ÉCRIT…
Vous êtes sûr de connaître l’œuvre de Charles Dickens, Marguerite Duras ou Raymond Queneau sur le bout des doigts ?
En outre, saurez-vous dire le nom de l’auteur du roman qu’ils n’ont pas écrit ?

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1 – Charles Dickens n’a pas écrit

☐ Middlemarch
☐ Un conte de deux villes
☐ Les Aventures d’Oliver Twist

2 – Raymond Queneau n’a pas écrit

☐ Zazie dans le métro
☐ Le Dimanche de la vie
☐ Paroles

3 – Marie Darrieussecq n’a pas écrit

☐ Truismes
☐ Naissance des fantômes
☐ La Femme gelée

4 – Alexandre Dumas n’a pas écrit

☐ Au bonheur des dames
☐ La Reine Margot
☐ Le Capitaine Pamphile

5 – Marguerite Duras n’a pas écrit

☐ L’Inconsolé
☐ Dix heures et demie du soir en été
☐ Hiroshima mon amour

6 – James Joyce n’a pas écrit

☐ Ulysse
☐ Le Liseur
☐ Finnegan’s Wake

7 – Jean-Paul Sartre n’a pas écrit

☐ Le Diable et le Bon Dieu
☐ La P… respectueuse
☐ L’Exil et le Royaume

8 – Italo Calvino n’a pas écrit

☐ Le Page disgracié
☐ Le Vicomte pourfendu
☐ Le Baron perché

9 – George Sand n’a pas écrit

☐ Indiana
☐ Le Bal du comte d’Orgel
☐ La Mare au diable

10 – Anton Tchekhov n’a pas écrit

☐ La Mouette
☐ La Cerisaie
☐ Crime et châtiment

Source

LES SOLUTIONS (double-clic sur les trous)
MIDDLEMARCH1 – C’est George Eliot, et non Charles Dickens, qui a écrit Middlemarch.

Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l’histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d’événements, d’épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot :  » L’issue fut triomphale pour elle, quel qu’ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu’elle a osé, tout ce qu’elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu’au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s’effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons.

 

PAROLES2 – C’est Jacques Prévert, et non Raymond Queneau, qui a écrit Paroles.

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara…
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant…

la felle gelée3 – C’est Annie Ernaux, et non Marie Darrieussecq, qui a écrit La Femme gelée.

Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un «cadre», mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c’est une femme gelée. C’est-à-dire que, comme des milliers d’autres femmes, elle a senti l’élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d’enseignante. Tout ce que l’on dit être la condition «normale» d’une femme.

 

 

AU BONHEUR DES DAMES4 – C’est Émile Zola, et non Alexandre Dumas, qui a écrit Au bonheur des dames.

Dans ce chef-d’œuvre dévoilé en quatorze chapitres, l’écrivain engagé emmène son auditoire dans le monde de grands magasins et fait état de la différence des classes qui sévissait durant le 19ème siècle. En effet, Au Bonheur des Dames, est un récit sentimental qui se déroule au milieu du 19ème siècle à Pairs. C’est le récit de Denise Baudu, une jeune normande orpheline de 20 ans, qui, découvre Paris après avoir décidé de s’y installer avec ses frères pour travailler pour y travailler. Sur place, ne pouvant travailler pour son oncle, elle se fait embaucher Au Bonheur des Dames, l’un des grands magasins de la place. Une fois dans ce milieu qui la fascine tant, elle découvre les réalités de l’emploi et assiste au développement du magasin. Cependant, malgré toute humiliation reçue dans ce milieu, Denise attire l’attention d’Octave Mouret, directeur du magasin, qui lui confie de plus en plus de responsabilités et qui par la suite, lui propose de l’épouser.

 

L'INCOSOLÉ5 – C’est Kazuo Ishiguro, et non Marguerite Duras, qui a écrit L’Inconsolé.

«Arrêtez-vous, ne serait-ce qu’une seconde, et laissez parler quelqu’un d’autre, quelqu’un qui vient de l’extérieur, qui n’appartient pas à ce petit monde fermé où vous semblez tous si contents de demeurer! Est-il étonnant, est-il le moins du monde étonnant que dans cette petite ville, la vôtre, vous ayez autant de problèmes? Que vous soyez si nombreux à être malheureux et aigris? Est-ce que c’est une surprise?… Non! Absolument pas!» 
Dans une petite ville d’Europe centrale, la visite du célèbre pianiste Ryder est une aubaine. Chacun le sollicite, lui demande de l’aide pour résoudre ses problèmes domestiques. Mais cette ville est-elle véritablement inconnue de Ryder? Et les étonnants personnages qu’il croise, de Sophie à l’ancien chef d’orchestre Brodsky en passant par le porteur de bagages Gustav, seraient-ils plus proches du narrateur qu’il n’y paraît? 
Kazuo Ishiguro nous offre un roman foisonnant et ambitieux, réflexion drolatique sur la mémoire et le réel.

 

LE LISEUR6 – C’est Bernhard Schlink, et non James Joyce, qui a écrit Le Liseur.

À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (…) que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ?

 

L EXIL ET LE ROYAUME7 – C’est Albert Camus, et non Jean-Paul Sartre, qui a écrit L’Exil et le royaume.

«Dans les épaisseurs de la nuit sèche et froide, des milliers d’étoiles se formaient sans trêve et leurs glaçons étincelants, aussitôt détachés, commençaient de glisser insensiblement vers l’horizon. Janine ne pouvait s’arracher à la contemplation de ces feux à la dérive. Elle tournait avec eux, et le même cheminement immobile la réunissait peu à peu à son être le plus profond, où le froid et le désir maintenant se combattaient.»

 

 

LE PAGE DISGRACIÉ8 – C’est Tristan L’Hermite, et non Italo Calvino, qui a écrit Le Page disgracié.

Roman autobiographique (1643) du grand poète baroque Tristan L’Hermite, Le Page disgracié retrace la vie d’un page à la cour d’Henri IV, sa fuite en Angleterre, mille autres aventures. Un style fin, poétique et tendre fait de ce récit un livre unique en son temps et l’une des grandes dates – méconnues – du roman au XVIIe siècle. Le Page disgracié a tout pour séduire un lecteur d’aujourd’hui. Écrit sous forme d’autobiographie, en chapitres courts, il divertit par la variété de ses épisodes, le mélange de ses registres, l’élégance de son style, l’abondance des personnages qu’il met en scène, la finesse du regard que l’auteur porte sur eux. C’est aussi un roman moderne, parce que c’est un roman de formation, et que l’auteur, qui raconte sa vie trente ans plus tard, est rempli d’une mélancolie atténuée par l’humour.

 

LE BAL DU COMTE D ORGEL9 – C’est Raymond Radiguet, et non George Sand, qui a écrit Le Bal du comte d’Orgel.

«Le Diable au corps, chef-d’œuvre de promesses et les promesses tenues : Le Bal du comte d’Orgel», disait Cocteau, et Gide dans son Journal écrit : «Après Le Grand Meaulnes, lu Le Bal du comte d’Orgel que je ne connaissais pas davantage. Extraordinaire pureté de ce livre ; presque excessive. Cela tient de la gageure et de l’acrobatie. La réussite est à peu près parfaite. Bien supérieur au Grand Meaulnes… Une irressaisissable fraîcheur.»
Le Bal parut en 1923, l’année de la mort de Radiguet : il avait vingt ans.

 

CRIME ET CHATIMENT10 – C’est Fedor Dostoïevski, et non Anton Tchekhov, qui a écrit Crime et châtiment.

Seul l’être capable d’indépendance spirituelle est digne des grandes entreprises. Tel Napoléon qui n’hésita pas à ouvrir le feu sur une foule désarmée, Raskolnikov, qui admire le grand homme, se place au-dessus du commun des mortels. Les considérations théoriques qui le poussent à tuer une vieille usurière cohabitent en s’opposant dans l’esprit du héros et constituent l’essence même du roman. Pour Raskolnikov, le crime qu’il va commettre n’est que justice envers les hommes en général et les pauvres qui se sont fait abusés en particulier. « Nous acceptons d’être criminels pour que la terre se couvre enfin d’innocents », écrira Albert Camus. 

Mais cet idéal d’humanité s’accorde mal avec la conscience de supériorité qui anime le héros, en qualité de « surhomme », il se situe au-delà du bien et du mal. Fomenté avec un sang-froid mêlé de mysticisme, le meurtre tourne pourtant à l’échec. Le maigre butin ne peut satisfaire son idéal de justice, tandis que le crime loin de l’élever de la masse, l’abaisse parmi les hommes. Raskolnikov finira par se rendre et accepter la condamnation, par-là même, il accédera à la purification. Crime et Châtiment est le roman de la déchéance humaine, l’oeuvre essentielle du maître de la littérature russe. –Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot 

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