Du 1er au 31 août, je vous propose chaque jour quelque énigme littéraire, histoire de vous faire réviser vos classiques avant de reprendre le collier.

Déposez vos réponses en commentaires. Pas la peine de chercher à copier sur lela voisine. Ils sont modérés (les commentaires… les voisins sont plutôt mesurés, eux) et ne seront validés qu’avec les solutions  qui vous seront données en fin de journée sur la page de l’énigme. Bien sûr, vous ne prenez aucun engagement de jouer tous les jours, mais je procéderai à une remise des prix, début septembre. Tout le monde peut jouer, même si vous ne gérez pas de blog ! Et on peut évidemment juste visiter cette page, pour se divertir, ou s’instruire…

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RÉCAPITULATIF DES ÉNIGMES

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PLUMES ET PINCEAUX
La peinture et les artistes sont très présents dans la littérature.
Sauriez-vous rendre son peintre à chacun de ces romans ?
Épisode 2/2

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– 1 – L’enfant de Bruges de Gilbert Sinoué
– 2 – Quelques pas dans les pas d’un ange de David McNeil
– 3 – Le Paradis — un peu plus loin de Mario Vargas Llosa
– 4 – Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette
– 5 – La demande de Michèle Desbordes

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– a – Théodore Géricault
– b – Dante Gabriel Rossetti
– c – Paul Gauguin
– d – Eugène Delacroix
– e – Marc Chagall
– f – Carl Larsson
– g – Johannes Vermeer
– h – Jan Van Eyck
– i – Léonard de Vinci
– j – Pierre Bonnard

Source

LES SOLUTIONS
1.h – L’enfant de Bruges de Gilbert Sinoué : Jan Van Eyck

5189uq5v3dlBruges, 1441.
Arborant un air mystérieux, l’index posé sur les lèvres, Jan Van Eyck avait chuchoté : Petit, il faut savoir se taire, surtout si l’on sait.
Qui pouvait se douter alors que, derrière la recommandation du maître flamand, l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’art, se cachait le Grand Secret ?
À travers les brumes de Flandre et la luminosité éclatante de la Toscane, un enfant de treize ans va se retrouver confronté à une effroyable conspiration. Un monde occulte, empli de ténèbres qu’il lui faudra affronter avec l’innocence pour toute arme. Pourquoi veut-on sa mort ? Que sait-il qu’il n’aurait jamais dû connaître ? Pour quelle raison des peintres de génie, des apprentis, des orfèvres, des penseurs, des architectes sont-ils la cible de meurtriers invisibles ? Quels sont les liens mystérieux qui les relient entre eux et les poussent insensiblement au bord de l’abîme ?
Autant de questions auxquelles l’enfant de Bruges devra s’efforcer de répondre s’il ne veut pas disparaître à son tour dans la nuit.

2.e – Quelques pas dans les pas d’un ange de David McNeil : Marc Chagall, dont David McNeil est le fils

917kezghi4l«C’était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopettes prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. Le menu était affiché à la craie sur un des miroirs, ce jour-là c’était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d’Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite, on avait trouvé à s’asseoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu’elles étaient imprégnées jusqu’à l’os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l’impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment.
– Vous avez un chantier dans le coin ? demanda l’un deux.
– Je refais un plafond à l’Opéra, répondit mon père, attaquant son œuf dur mayonnaise.»

3.c – Le Paradis — un peu plus loin de Mario Vargas Llosa : Paul Gauguin

81nvwgf2bxtlLe 7 avril 1803 naît à Paris la militante féministe et ouvriériste Flora Tristan, fille d’un officier péruvien au service du Roi d’Espagne et d’une bourgeoise parisienne. Un siècle plus tard, le 8 mai 1903, son petit-fils, Paul Gauguin, meurt seul et presque aveugle dans sa case des îles Marquises. Le curieux rapport entre les deux dates, tout comme les liens de parenté entre le peintre et l’activiste politique, ne sont ici que le point de départ d’un récit qui met en scène leurs vies parallèles et leur destin commun. Sous la plume de Mario Vargas Llosa, Flora Tristan et Paul Gauguin deviennent Flora et Paul – Florita l’Andalouse et Koké le Maori -, deux êtres libertaires, passionnés et profondément humains, mais hantés par une quête de l’absolu qui leur donne une dimension tragique. Ils iront jusqu’au bout de leurs rêves et ils paieront cher leur audace. Pourtant, leur chute semble aussi admirable que leur envol, car elle est porteuse d’espoir. Ce roman nous dit que le paradis qu’ils cherchaient se trouve toujours un peu plus loin, mais il le fait dans une langue qui nous le rend très proche : celle des grandes utopies politiques et artistiques qui ont marqué les temps modernes.

4.j – Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette : Pierre Bonnard

51a3kmtwhsl«Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m’avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y a un monde, ou ce n’est pas de la peinture.
Il y a un monde et c’est l’aventure du regard, avec ses ombres, ses lumières, ses accidents et ses bonheurs. Un monde en apparence ouvert et pourtant fermé comme une vie d’homme. Les clés pour y pénétrer ne sont pas dans les livres, pas dans la nature, mais très loin derrière nos yeux, dans ce jardin où l’enfance s’est un jour assise, le cœur battant, pour attendre la mer.
C’est là qu’il faut aller.
C’est là que Marthe m’a rejoint dans le musée à colonnade et m’a sauvé de la solitude et de l’ennui où je mourais.»

 
5.i – La demande de Michèle Desbordes : Léonard de Vinci

81ic66ze5zlÀ la fin de sa vie, sur l’invitation du roi de France, un maître italien, peintre et architecte, quitte son pays. Accompagné de ses élèves, il fait le long voyage jusqu’à la Loire où il aura sa demeure.

On lui donne une servante.

La relation de cette rencontre, en vérité bouleversante, impossible à cerner dans une formule, est le cœur du roman servi par la prose tendue, insidieuse et dense de Michèle Desbordes qui porte – magistralement – le récit jusqu’à son point d’orgue : la demande.

Cet ouvrage a reçu le Prix Flaïano de littérature étrangère 2001, le Prix du roman France-Télévision 1999, le Prix du jury Jean Giono 1999, ainsi que le Prix des auditeurs de la RTBF 1999.

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