Du 1er au 31 août, je vous propose chaque jour quelque énigme littéraire, histoire de vous faire réviser vos classiques avant de reprendre le collier.

Déposez vos réponses en commentaires. Pas la peine de chercher à copier sur lela voisine. Ils sont modérés (les commentaires… les voisins sont plutôt mesurés, eux) et ne seront validés qu’avec les solutions  qui vous seront données en fin de journée sur la page de l’énigme. Bien sûr, vous ne prenez aucun engagement de jouer tous les jours, mais je procéderai à une remise des prix, début septembre. Tout le monde peut jouer, même si vous ne gérez pas de blog ! Et on peut évidemment juste visiter cette page, pour se divertir, ou s’instruire…

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RÉCAPITULATIF DES ÉNIGMES

Énigmes n°1 – Énigmes n°2 – Énigmes n°3 – Énigmes n°4 – Énigmes n°5 – Énigmes n°6– Énigmes n°7 – Énigmes n°8 – Énigmes n°9 – Énigmes n°10 – Énigmes n°11 – Énigmes n°12 – Énigmes n°13 – Énigmes n°14 – Énigmes n°15 – Énigmes n°16 – Énigmes n°17 – Énigmes n°18Énigmes n°19Énigmes n°20Énigmes n°21Énigmes n°22 – Énigmes n°23 – Énigmes n°24

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À TOUTE VITESSE
Bicyclette, automobile ou train sont parfois un personnage central dans certaines œuvres. Saurez-vous rendre à chaque auteur son moyen de transport de prédilection ?
Épisode 2/2
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1 – Éric Fottorino
2 – Blaise Cendrars
3 – Émile Zola
4 – René Depestre
5 – Raymond Queneau
6 – Louis Aragon

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a – Un taxi mauve
b – Éros dans un train chinois
c – Sur la route
d – La Bête humaine
e – Zazie dans le métro
f – Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?
g – Les Voyageurs de l’impériale
h – Petit éloge de la bicyclette
i – La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil
j – La Prose du Transsibérien
k – Crash !

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Source

LES SOLUTIONS
1.h –
Éric Fottorino, Petit éloge de la bicyclette

 51e0g648xdl-_sx300_bo1204203200_«Aujourd’hui encore, quand me guettent des pages d’écriture, mes ordres de grandeur sont convertis en intensité physique. Cela peut sembler incongru ou trivial de comparer le noble effort des lettres et celui du rémouleur de bitume. Pour moi, ils sont égaux et, pour tout dire, la fibre cycliste, parce qu’elle m’a souvent remué la chair, m’est apparue comme une préparation sans pareille pour affronter le vertige des mots, l’épaisseur du langage au milieu duquel le chemin est étroit pour trouver le ton juste, le bon rythme, l’image, la couleur, la musique, l’émotion, la grâce.» 
Éric Fottorino.

2.j –
Blaise Cendrars, La Prose du Transsibérien

515orhw6xhl-_sx348_bo1204203200_La Prose du Transsibérien relate le voyage d’un jeune homme dans le transsibérien allant de Moscou à Kharbine en compagnie de Jehanne, « Jeanne Jeannette Ninette « qui au fil des vers et du trajet se révèle être une prostituée. La Prose du Transsibérien fait partie d’une série de poèmes que Cendrars écrit à la même époque concernant la thématique du voyage et la rêverie poétique qui l’entoure. Ces poèmes sont le fruit de plusieurs années de voyage entre Paris, Moscou, et New-York de 1905 à 1912. Ils composent le début du recueil Du monde entier3 . La Prose du Transsibérien est le poème intermédiaire entre Les Pâques à New York écrit en avril 1912 et Le Panama ou Les aventures de mes sept oncles fini en juin 1914, mais dont la publication est retardée jusqu’en 1918. Ces trois poèmes forment un ensemble, autant par la thématique du voyage que par leur période d’écriture (c’est-à-dire avant la Première Guerre mondiale) qui marque l’entrée de Cendrars en poésie, Les Pâques à New-York étant le premier poème signé du pseudonyme « Blaise Cendrart » qui devient par la suite « Cendrars ».

3.d – 
Émile Zola, La Bête humaine

51wbumidc2bl-_sx316_bo1204203200_«L’essentiel de La Bête humaine, c’est l’instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l’instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l’Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu’il se tient à l’écart : d’abord des femmes, mais aussi du vin, de l’argent, des ambitions qu’il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c’est la machine. Ce qu’il sait, c’est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l’origine ou au bout de tout instinct, il s’agit de tuer, et peut-être aussi d’être tué.»
Gilles Deleuze.

4.b –
René Depestre, Éros dans un train chinois

51dgey99sal-_sx286_bo1204203200_«Ce divertissement pourrait s’appeler « neuf histoires d’amour ». Le narrateur de ces fictions libertines a assez d’esprit et de malice pour commencer par le récit non d’un fiasco mais d’un échec : la jolie guide qui lui fait parcourir la Chine ne veut rien savoir. Toutes les autres rencontres se terminent à la joie contagieuse des deux participants. Il y a aussi la Haute-Savoie et les sports d’hiver, l’express Paris-Prague, la Yougoslavie, un Japon de rêve, et Cristina, ardente Brésilienne infidèle. La fête de l’érotisme solaire se termine à perte de vie en Haïti, comme il se doit, par le « conte de sorcier », feu d’artifice final.
Ces textes débordants d’ivresse de vivre, de rires et de conquêtes sont parallèlement nourris par les problèmes qui secouent notre pauvre univers : racisme, guerres, captivités, terrorismes et autres infamies d’État.»
René Depestre.

5.e –
Raymond Queneau, Zazie dans le métro

81eiwfofhhl«– Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t’y conduirai.
– Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.
– Qu’est-ce qui t’intéresse alors?
Zazie ne répond pas.
– Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu’est-ce qui t’intéresse?
– Le métro.»

6.g –
Louis Aragon, Les Voyageurs de l’impériale

51mp2bz-swml-_sx302_bo1204203200_De l’Exposition de 1889 à la guerre de 1914, ce roman fait la chronique d’un quart de siècle de la vie des Français, autour de Pierre Mercadier, professeur d’histoire, qui quittera sa femme et ses enfants pour mener une vie lointaine. Il reparaîtra à la veille de la guerre de 14, pour mourir à demi paralysé. Son fils, Pascal, portera les armes pendant quatre ans et trois mois, croyant par cela faire que son propre enfant n’y soit jamais soumis.

 

 

 

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