Vous dirait-il de jouer ?
  1. Je vous donne l’origine et la signification d’une expression française.
  2. Vous déposez ladite expression en commentaire (qui sont modérés et qui seront approuvés en fin de journée).
  3. La réponse vous est offerte sur cette même page aux alentours de 20 h.
On tente l'aventure ?
Il faut remonter aux temps anciens où les monnaies n’étaient pas produites de manière centralisée et industrielle, mais ‘frappées’ localement par les seigneurs selon une technique qui n’a commencé à évoluer que tardivement.
Avant le XVIe siècle, les pièces étaient fabriquées à l’aide de morceaux d’acier gravés en creux avec l’empreinte qui devait être laissée sur la pièce, cette marque très reconnaissable permettant d’en identifier l’origine.
Un jeu un peu similaire, sur le même thème, chez Lilou
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ÊTRE MARQUÉ/FRAPPÉ AU COIN DE…

Afin de mieux comprendre les origines de cette expression, il faut commencer par définir les termes qui la composent selon le dictionnaire de l’époque. En effet, tout ce qui est marqué au coin du bon sens serait plein de sagesse du moment que le coin serait un morceau de fer trempé et gravé servant à marquer les monnaies et médailles. Il est donc l’empreinte, le sceau, le cachet.

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L’expression est donc une métaphore en liaison avec ces marques définitives que laissaient les coins lorsqu’une pièce était frappée ou marquée. Toute personne et par extension tout objet qui serait marqué au coin du bon sens serait doté de plusieurs qualités, et aurait donc un aspect sublime, excellent.

Mais, si aujourd’hui on emploie surtout le « bon sens » en complément, la véritable expression est « être frappé (ou marqué) au coin » suivi d’un autre complément quelconque.

Ainsi, dans la littérature, on peut trouver « du bon goût« , « de la bonne éducation« , « de l’amabilité bourgeoise« , « d’une haute inspiration« …
L’expression peut donc s’employer avec toute personne ou chose qui porte clairement la marque d’une qualité ou qui est pleine de cette même qualité.

Exemple

« A l’automne 2006, la rumeur musicale mettait en balance, pour occuper le trône parisien, Laurent Bayle et Nicolas Joel. L’opposition de styles était trop tentante pour ne pas être caricaturale : d’un côté, le flamboyant directeur de la parisienne Cité de la musique ; de l’autre, un notable provincial, un peu terne. Nicolas Joel l’a emporté, et cette nomination, de l’avis général, est frappée au coin du bon sens. »
Le Monde du 17/01/07 à propos de la nomination de Nicolas Joël à la tête de l’Opéra de Paris.

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