Du 1er au 31 août, je vous propose chaque jour quelque énigme littéraire, histoire de vous faire réviser vos classiques avant de reprendre le collier.

Déposez vos réponses en commentaires. Pas la peine de chercher à copier sur le-la voisin-e. Ils sont modérés (les commentaires… les voisins sont plutôt mesurés, eux) et ne seront validés qu’avec les solutions  qui vous seront données en fin de journée sur la page de l’énigme. Bien sûr, vous ne prenez aucun engagement de jouer tous les jours, mais je procéderai à une remise des prix, début septembre. Tout le monde peut jouer, même si vous ne gérez pas de blog !

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RÉCAPITULATIF DES ÉNIGMES

Énigmes n°1 – Énigmes n°2 – Énigmes n°3Énigmes n°4

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DES PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR #1

Sauriez-vous dire dans quelle pièce du répertoire mondial apparaissent les personnages suivants ?

1 – Sigismond, Rosaura et Clotaldo

2 – Monsieur et Madame Smith

3 – Torvad Helmer, Krogstad et Nora

4 – Camille, Perdican et Rosette

5 – La Môme Crevette et Petypon

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  1. Le Bourgeois gentilhomme de Molière
  2. La vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca
  3. La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco
  4. Une maison de poupée d’Henrik Ibsen
  5. En attendant Godot de Samuel Beckett
  6. Comme il vous plaira de William Shakespeare
  7. La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau
  8. On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset
  9. Les Bonnes de Jean Genet
  10. Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux

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Demain, la suite…

Source

LES SOLUTIONS

1.b –
Sigismond, Rosaura et Clotaldo, La vie est un songe de Pedro Calderón de la Barca

Le drame, écrit en vers aux mètres variés, se déroule en trois actes. Basyle, roi de Pologne, passionné d’astrologie, a lu dans l’horoscope de son fils unique, Sigismond, que celui-ci se révolterait contre son père et mènerait le royaume à sa perte. Pour déjouer le destin, il l’a fait enfermer dans une tour. Sigismond, ignorant qu’il est le prince héritier, est élevé par Clothalde, un gentilhomme, à la fois son geôlier et son précepteur. Au début de la pièce, Rosaure, déguisée en homme, accompagnée de son valet Clarín, chemine au milieu des monts escarpés, où se dresse la tour maudite. Elle entend les plaintes du prisonnier : « Ah ! malheureux de moi, ah ! misérable/ Ciel, je veux tirer au clair,/ puisque vous me traitez ainsi,/ quel crime j’ai commis/ contre vous en naissant./ Mais puisque je suis né, je comprends assez quel crime j’ai commis : Votre juste rigueur/ se justifie assez,/ car le crime majeur/ de l’homme est d’être né. » Mais depuis la naissance de Sigismond, qui avait provoqué la mort de sa mère, les années ont passé. Basyle, à l’approche de la mort, s’inquiète de donner un nouveau roi à son royaume. Son neveu, Astolphe, et sa nièce, Étoile, prétendent alors l’un et l’autre à ce trône. Le roi décide de donner une dernière chance à son fils. Sur son ordre, on administre un narcotique au prisonnier de la tour. Sigismond se réveille dans le décor somptueux du palais royal. Il croit rêver. Ce qui devait arriver ne manque pas de se produire : Sigismond se conduit comme une brute déchaînée, menace de tuer Clothalde, défenestre un valet, outrage Étoile, insulte son père. Basyle ne peut que constater que Sigismond est intraitable. Endormi à nouveau, celui-ci est renvoyé dans sa prison. À son réveil, on lui fait croire que l’épisode du palais n’a été qu’un songe. Les prétendants au trône de Pologne vont avoir beau jeu. Or le peuple polonais, ayant appris ce qui se tramait contre la légitimité de la succession, se révolte, envahit la prison et proclame Sigismond comme son souverain. Une guerre civile éclate. Sigismond, à la tête de ses partisans, remporte la victoire. De grands changements se sont opérés en lui. Il pardonne à son père sa tyrannie. Il s’apprête à lui succéder, et fait l’admiration de tous par ses sages décisions. Rosaure, qui est en fait la fille de Clothalde, toute vouée à venger son honneur bafoué par Astolphe, a été l’instrument de la métamorphose de Sigismond. Deux destins, habilement noués, s’entrelacent ainsi et s’accomplissent simultanément : celui de Sigismond à la conquête de sa place de roi légitime, et celui de Rosaure, en quête de son honneur.

2.c –
Monsieur et Madame Smith, La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco

Les Smith, famille traditionnelle londonienne, reçoivent les Martin. Le capitaine des pompiers leur rend visite. Celui-ci reconnaît en Mary, leur bonne, une vieille amie.

Cette œuvre est une autopsie de la société contemporaine par le truchement de propos ridicules, par leur banalité, que tiennent deux couples au coin du feu.
Le summum de l’absurde est atteint lorsque le pompier demande « Et la cantatrice chauve » et qu’on lui répond « Elle se coiffe toujours de la même façon », ce qui ressemble à un serment de l’auteur de toujours faire (et d’être reconnu) grâce à l’absurdité de ses œuvres.

3.d –
Torvad Helmer, Krogstad et Nora, Une maison de poupée d’Henrik Ibsen  

Nora, personnage principal de la pièce, est mariée depuis huit ans à Torvald Helmer, un directeur de banque avec lequel elle a eu trois enfants. Le rôle de Nora dans son mariage consiste en celui d’une simplette : son mari ne cesse de l’appeler son alouette ou son petit écureuil ; elle n’est pas prise au sérieux par son mari et superficiellement, elle ne se prend pas au sérieux. Helmer se contente de lui donner des directives. Cela sans méchanceté aucune de la part de Helmer, qui considère simplement que c’est le rapport normal entre hommes et femmes, comme le veut l’opinion de son époque.

À la suite d’une maladie de son mari, le médecin annonce à Nora que le seul moyen de sauver ce dernier est de l’emmener faire un voyage en Italie où le repos lui apportera la guérison. Le voyage coûtant cher et Nora n’ayant pas les moyens, elle ne trouve d’autre recours que de faire une inscription de faux en écriture publique, sans toutefois connaître la gravité de son acte (nb : ces événements ont lieu avant le début de la pièce). La pièce débute quand Krogstad (la personne ayant prêté l’argent à Nora) menace de tout révéler au mari de Nora. Nora va se battre pour empêcher Helmer de savoir ce qu’elle a fait à son insu.

Helmer finira par être mis au courant du faux en écriture commis par sa femme : Krogstad envoie une lettre expliquant le tout à Helmer. Ce dernier réagit avec horreur, dégoût et colère. Il ne pense qu’à sa réputation et qualifie l’amour qui a poussé Nora à agir ainsi de « prétexte stupide ».

Peu après, une seconde lettre parvient à Helmer, contenant la reconnaissance de dette : Krogstad renonce à rendre l’affaire publique. À la suite de quoi Helmer pardonne à sa femme. Contrairement à un drame conventionnel victorien, la pièce ne s’arrête pas là.

Nora réalise qu’elle vient d’avoir la première conversation sérieuse avec son mari depuis qu’ils se connaissent. Elle ajoute que son père la traitait lui aussi comme une poupée. Nora quitte son mari pour mieux comprendre le monde qui l’entoure, trouver ses réponses aux grandes questions de la vie. Dans l’optique d’un possible retour une fois cela accompli, elle impose une condition à son mari : « que leur vie en commun puisse devenir un vrai mariage ».

4.h –
Camille, Perdican et Rosette, On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset

Au terme de ses études, Perdican rentre au château paternel accompagné de son gouverneur Maître Blazius. Le même jour, escortée de Dame Pluche, arrive aussi sa cousine Camille qui sort du couvent. C’est le Baron, père de Perdican qui a combiné cette rencontre : il veut marier ces enfants qui « s’aimaient » d’ailleurs fort tendrement dès le berceau. La première entrevue est plutôt décevante : Camille, très réservée, refuse d’embrasser son cousin. Elle a entendu dire tellement de mal des hommes qu’elle a peur de l’amour et préfère revenir au couvent. Cette résistance va rendre Perdican amoureux de sa cousine. De dépit, il descend au village et fait la cour à la naïve paysanne Rosette, sœur de lait de Camille.

5.g –
La Môme Crevette et Petypon, La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau

Le Docteur Petypon, entraîné par son collègue Mongicourt, a fait la fête jusqu’au petit matin chez Maxim. Mongicourt le découvre endormi à midi sous un canapé renversé. De la chambre sort la Môme Crevette, une danseuse du Moulin-Rouge.

Le général Petypon, l’oncle, arrive inopinément. Il prend la Môme pour l’épouse de celui-ci qui ne le dément pas. Le général  invite son neveu au mariage de la nièce Clémentine, dans son château en Touraine. Le Docteur se voit contraint d’emmener la danseuse avec lui…

Gabrielle, la femme du Docteur, reçoit tardivement la lettre qui lui annonce le mariage. Elle part à son tour pour la Touraine. Mongicourt, apprenant le départ de Gabrielle, y part lui aussi.

Tous se retrouvent au château. Les dames de province, prenant la Môme pour une Parisienne, se mettent, par snobisme, à l’imiter dans son allure et dans son parler truculent : « Et allez donc, c’est pas mon père ! ».

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