Du 1er au 31 août, je vous propose chaque jour quelque énigme littéraire, histoire de vous faire réviser vos classiques avant de reprendre le collier.

Déposez vos réponses en commentaires. Pas la peine de chercher à copier sur le-la voisin-e. Ils sont modérés (les commentaires… les voisins sont plutôt mesurés, eux) et ne seront validés qu’avec les solutions  qui vous seront données en fin de journée sur la page de l’énigme. Bien sûr, vous ne prenez aucun engagement de jouer tous les jours, mais je procéderai à une remise des prix, début septembre. Tout le monde peut jouer, même si vous ne gérez pas de blog !

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RÉCAPITULATIF DES ÉNIGMES

Énigmes n°1 – Énigmes n°2

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LES « PETITES MAISONS DE L’UNIVERS » #1

Ainsi l’encyclopédiste d’Alembert surnommait-il les bibliothèques. Dans de nombreuses œuvres, les écrivains ont décrit une bibliothèque idéale, parfois réelle, souvent imaginaire…

Sauriez-vous rendre chaque bibliothèque à son auteur ?

1 – La bibliothèque du docteur Faustroll
2 – La librairie du seigneur Pococurante
3 – La bibliothèque de l’abbaye Saint-Victor
4 – La bibliothèque du Nautilus

a) Alfred Jarry
b) Walter M. Miller Jr.
c) Jorge Luis Borges
d) Voltaire
e) Rabelais
f)  Larry Beinhart
g) Larry Beinhart
h)  H. P. Lovecraft

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Demain, je vous proposerai quatre autres bibliothèques imaginaires.

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Source

LES SOLUTIONS

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1.aAlfred Jarry, Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien

Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien peut et doit se lire comme un récit de voyage, la relation d’un long périple qui conduit le savant docteur, expulsé de son domicile, non point vers des pays « imaginaires » mais dans les univers bien réels nés de l’imagination des poètes et des peintres du symbolisme ou de plus loin encore. Des livres, des tableaux, que l’huissier a saisis pour gage de loyers impayés, sont évoqués, insaisissables à jamais, peuplant les îles où le docteur aborde, des êtres, étranges, horrifiques ou séduisants ; ainsi l’impécunieux docteur est riche de toutes les merveilles jaillies de l’art et des rêves des hommes et il converse à chaque escale avec les créatures uniques qui ont le pouvoir de traverser les temps et les mondes. Qu’on remonte aux origines homériques ou celtiques du récit de voyage, toute errance est quête, apprentissage et appréhension de la connaissance, laquelle ne compte que si elle est absolue. Mais le docteur Faustroll, c’est son originalité, est un Socrate à l’envers ; il ne cesse d’apprendre, et de nous apprendre, qu’il sait déjà tout. Sa mort même ne lui fait rien découvrir puisque, dès sa naissance, qui lui donne aussitôt soixante-trois ans, il est déjà au-delà et en dehors des catégories et des dimensions communes. L’Amour Absolu raconte l’histoire d’un homme condamné à mort pour avoir tué sa mère après s’être livré avec elle à des relations incestueuses. On constate aussitôt l’absurdité d’un tel « résumé » qui définirait tout aussi bien un roman naturaliste pimenté de situations vaudevillesques et de grivoiserie (ce qui, au demeurant, n’était pas rare dans la littérature fin-de-siècle). L’équation érotique de Jarry n’est pas aussi simple : la femme est à la fois la mère, la maîtresse, la soeur, l’épouse et la Sainte Vierge car le condamné à mort est Dieu et il lui faut vivre, avant que l’aube paraisse, toute sa genèse et sa passion tel Dieu en son Fils » 

 

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Édition 1759

2.dVoltaire, Candide

Candide vit au château du Baron de Thunder-ten-tronckh. Il est amoureux de la fille de ce dernier, Cunégonde, et entretient de bons termes avec le précepteur, Pangloss, philosophe à la langue trop pendue, défenseur d’un optimisme béat.
Le Baron, en apprenant les sentiments que Candide nourrit pour sa fille, le chasse de ses terres. Ainsi va commencer une suite interminable de malheurs qui infirmeront définitivement la devise de Pangloss (« tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles »), menant Candide de Westphalie en Hollande, puis à Lisbonne où il survivra au tremblement de terre de 1755, et de là aux Amériques, au merveilleux pays d’Eldorado, au Surinam, à Venise et enfin à Constantinople. Candide retrouvera Pangloss qu’il croyait mort, et retrouvera une Cunégonde enlaidie et aigrie par l’existence. Il l’épousera malgré tout, et finira ses jours en se contentant de « cultiver son jardin ».

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3. eRabelais, Pantagruel

Rire est le propre de l’homme », disait Rabelais et, pour nous faire rire, il invente Pantagruel, le fils de Gargantua. Gargantua était le héros d’un livret de colporteur publié avec succès à Lyon : Les grandes et inestimables chroniques de l’énorme géant Gargantua. Pantagruel est, lui aussi, un géant, qui, par mégarde, comble une carie dentaire en avalant des soldats !
Il a pour ami Panurge, un fieffé voleur vivant de la vente des indulgences et du mariage des vieilles femmes.
Par cette farce énorme, Rabelais lutte avec humour contre un certain obscurantisme du Moyen Age. Manger du lard en Carême avait conduit Marot en prison. Rabelais, en humaniste, s’intéressait à tout : médecine, philosophie, éducation, géographie. Sa verve, sa truculence et sa fantaisie sont restées inégalées. Et il y a aujourd’hui dans le monde autant d’intolérants et d’ignorants qu’en son époque pour que son livre fasse toujours rire.

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4.gJules Verne, Vingt mille lieues sous les mers

Un monstre marin, « une chose énorme », ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l’Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique.
Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d’eau s’abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre… qui se révèle être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l’humanité !
Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes…
La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

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