Henri Thomas, Nul désordre

Ce que je vois

Le lilas fleurit sous la lune
Et ce que je vois je le dis :
La fille nue à gorge brune
Dans le lilas m’ouvre son lit

Le lit du torrent m’est ouvert
Et la fille aux genoux polis
Chaque nuit roule vers la mer,
Une vague étouffe ses cris.

C’est là le drame de mes jours,
La nuit revient sans le résoudre,
À la renverse fuit l’amour
Jusqu’à la mer pour se dissoudre

Si je l’attrape je m’éveille,
Si je m’éveille elle est perdue
Ainsi de suite. Est-ce merveille
Si j’ai l’air de tomber des nues ?

Henri Thomas, Nul désordre, 1950
© Gallimard

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7 commentaires

  1. Je suis étonnée de tes commentaires chez moi, personne ne m’a jamais dit cela!
    Ton lien n’est pas bon quand je clique sur ton pseudo on me dit; page introuvable!
    belle journée

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, je sais, mais j’ai voulu faire vite avant que la session ne soit expirée. Et je n’ai pas corrigé l’adresse, parce qu’à chaque fois que je prenais le temps de le faire, mon com était rejeté !!!
      Bon dimanche aussi ! On y arrivera bien un jour !

      J'aime

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