Voilà ce qu’Anatole France a vraiment écrit dans ce texte extrait de « Le crime de Sylvestre Bonnard »

Le temps était noir et froid. Il faisait déjà nuit. Je sonnai (1) à la petite porte avec la tranquillité (2) d’un homme qui ne craint plus rien. Dès que la servante timide m’eut (3) ouvert, je lui glissai une pièce d’or dans la main et lui en promis (4) une autre si elle parvenait à me faire voir Mlle (5) Alexandre. Sa réponse fut (6) : dans une heure, à la fenêtre grillée. Et elle me referma la porte au nez si rudement (7) que mon chapeau en trembla sur ma tête.

J(8)attendis une longue heure dans des tourbillons de neige, puis je m’approchai de la fenêtre. Rien ! Le vent faisait rage et la neige tombait dru (9). Les ouvriers qui passaient près de moi, leurs outils à l’épaule, tête basse sous les flocons épaissis, me heurtaient. Rien. Je craignais qu’on ne me remarquât (10). Je savais avoir mal fait en soudoyant une servante, je n’en avais nul regret. Celui-là (11) est méprisable (12) qui ne sait sortir au besoin de la règle commune (13). Un quart d’heure se passa. Rien. Enfin, la fenêtre s’entrouvrit (14).

— C’est vous, Monsieur Bonnard ?
— C’est vous Jeanne ? En un mot (15) que devenez-vous (16)?
— On m’a mise (17) dans la cuisine et je balaye (18) les salles.
— Dans la cuisine ! balayeuse (19), vous ! Bonté (20) divine !

Pour mémoire, le texte détourné :

ANATOLE FRANCE TEXTE

Sans titre 5FACEBOOK