Je pense que Théophile Gautier aurait préféré cette version :

Mais vous n’êtes pas obligé (1), répliqua Blazius, d’entrer (2) triomphalement dans la grande ville, comme un César romain monté sur un char traîné par un quadrige (3) de chevaux blancs. Si notre humble char à bœufs (4) ne révolte pas l’orgueil (5) de Votre Seigneurie, venez avec nous à Paris, puisque notre troupe s’y rend. Tel brille présentement (6) qui a fait son entrée pédestrement, avec son paquet au bout de sa rapière (7) et tenant ses souliers à la main de peur de les user (8). »

Une faible rougeur monta aux pommettes de Sigognac, moitié de honte, moitié de plaisir. Si, d’une part, l’orgueil de race se révoltait en lui à l’idée d’être l’obligé d’un pauvre saltimbanque (9), de l’autre, sa naturelle bonté de cœur était touchée (10) d’une offre faite franchement et qui répondait (11) si bien à son secret désir. Il craignait, en outre, s’il refusait Blazius, de blesser l’amour-propre (12) du comédien, et peut-être de manquer (13) une occasion qui ne se représenterait jamais. Sans doute la pensée du descendant (14) des Sigognac pêle-mêle (15) dans le chariot (16) de Thespis avec des histrions nomades, avait quelque (17) chose de choquant en soi qui devait faire hennir (18) les licornes et rugir les lions lampassés de gueules de l’armorial ; mais, après tout (19), le jeune baron avait suffisamment  (20) boudé contre son ventre derrière ses murailles féodales.

Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse

 

Pour mémoire, voici celle que j'avais orthographiquement retouchée...

THÉOPHILE GAUTIER TEXTE

Sans titre 5FACEBOOK