Le patchwork littéraire #39

L’auteure , Marion Brunet, est davantage connue pour ses romans « young adults ». Celui-ci, est calibré roman noir et destiné aux adultes. C’est le premier qu’elle écrit.

marion-brunet-ete-circulaire

Cette semaine, c’est Patchcath qui patchworkera avec moi 

Inscrivez-vous pour les suivants (on a même le droit de redoubler, retripler, etc.). Pour l’instant, il n’y a pas de candidature officielle.

Et pour ceux qui ne se souviennent pas comment on joue, ou pour ceux qui voudraient s’embarquer dans l’aventure, un clic sur le logo. (mis à jour chaque semaine, avec la liste des patchworkeurs et celle des romans).

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Laissez vos contributions en commentaire ; comme ils sont modérés, vous n’aurez pas connaissance de celles des autres participants.

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Aujourd’hui, six participations sont enregistrées :
Carnets Paresseux –  Laurence/Palette d’expressionsMartine/Écri’Turbulente – Julien/Le Fictiologue/ – Anne de Louvain-la-Neuve – Patchcath

Sans titre 5FACEBOOK

10 commentaires

  1. Chez eux, c’était toujours ainsi. Cela passait où cela cassait… Les mains au cul ce n’était rien à coté des coups qu’elles se prenaient. Johanna était la moins chanceuse à ce petit jeu. Elle cherchait le père, et lui la trouvait à chaque fois. C’était une fête lugubre presque tous les jours. Une vie de merdouille quoi.
    Elles n’avaient pas les cartes non plus. Alors évidemment c’était perdu d’avance. Moulée dans son mini-short Céline regardait le spectacle de leur vie.
    « c’est sans espoir murmurait-elle, et ce sera pareil pour nos enfants. ».
    C’était à cause du moule.

    (96 mots)

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    1. C’est vrai que c’est particulièrement dur, mais l’incipit reflète bien la suite du roman : le portrait d’un milieu social tout à fait « ordinaire », en fin de compte. Tu penses à me donner ton adresse mail ?

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  2. Et voilà ma participation en 110 mots, j’ai exagéré un chouïa.
    « C’était pareil pour tout le reste. Et ça commençait tôt. Les filles, c’était que la portion congrue d’une société inchangée depuis que les hommes en avaient décidé ainsi, par la force, par le pouvoir, par la peur aussi. Il aurait fallu une sacrée dose de courage ou d’inconscience pour entraver la marche des convenances. C’était comme ça, pas autrement. Sans recul sur le pourquoi et le comment, au village, pas une ne s’était jamais rebellée, n’avait montré prétention à un destin qui n’était pas d’avance tout tracé. Des velléités de changement ? Si Jo les cultivait en secret, rien n’était jamais apparu hormis dans le peu de soin qu’elle prenait en essuyant la vaisselle. « 

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  3. La vie ici c’était la course des rats. Partout, on se cognait la tête. Partout, on croisait les mêmes regards des petites frappes qui tentaient de faire croire qu’elles n’avaient pas peur des lendemains, et ceux des vieux qui s’étaient trop fait tabasser par le désespoir. Rien à attendre, à part la biture du vendredi soir à la bière tiède, les potes qui murmuraient des trucs crades dans votre dos, le foot, la télé, et l’illusion qu’il n’y avait rien de plus beau au monde qu’une décapotable.
    (87 mots)

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  4. De toutes les façons, envers et contre tout, je m’inscris quand tu veux, où tu veux, à l’endroit, à gauche, à droite. Si tu as un trou dans les inscriptions, un manque dans les souscriptions, un vide dans les candidatures, une carence dans les demandeurs, bref, un chapeau de cime qu’est tombé dans l’abîme, j’y vais.

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  5. Ah, contente de trouver le temps de rejouer ! Je me suis fait violence pour ne pas trop écrire, j’étais partie pour du très long 🙂

    Il faut dire que ni elle, ni sa sœur n’étaient de la région. Un jour, leur père avait arrêté la camionnette dans laquelle ils roulaient depuis des jours, il avait dit, on s’arrête ici, et sans plus d’explications ils s’étaient installés dans cette villa qui bordait la rivière. Il y avait un fossé entre les gens d’ici et eux trois, un fossé creusé par la force des courants et, ceux plus secrets, des non-dits.

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  6. Le plus bizarre, c’est que les gars n’avaient carrément aucun atout : Jacques le maigriot, Paulot-mille-boutons, Dédé le bistrot et sa voix alternativement fluette ou caverneuse, comme hors de contrôle ; les yeux en zigzagues du fils du garage… qui aurait parié sur eux, même sur le moins pire du stock ? Même Céline, pourtant affamée de nature, les regardait avec morgue.
    Merdalor, souffle Johanna, dire qu’au bout du compte c’est eux , les minables et les chassieux, qui avaient mené le jeu et au bout du compte raflé le pot !

    Aimé par 1 personne

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