Alors ? Votre confrontation avec l’orthographe (sans correcteur) s’est-elle bien passée ?

Voici le texte original d’Alfred de Vigny (sans les fautes)

Un soir, devant Perpignan, il se passa une chose inaccoutumée. Il était dix heures, et tout dormait. (On acceptera aussi tous dormaient) . Les opérations lentes et presque suspendues du siège avaient engourdi le camp et la ville. Chez les Espagnols on s’occupait peu des Français, toutes les communications étant libres vers la Catalogne, comme en temps de paix ; et dans l’armée française tous les esprits étaient travaillés par cette secrète inquiétude qui annonce les grands événements. Cependant tout était calme en apparence ; on n’entendait que le bruit des pas mesurés des sentinelles. On ne voyait, dans la nuit sombre, que la petite lumière rouge de la mèche toujours fumante de leurs fusils, lorsque tout à coup les trompettes des Mousquetaires, des chevau-légers et des Gens d’armes sonnèrent presque en même temps le boute-selle et à cheval. Tous les factionnaires crièrent aux armes, et on vit les sergents de bataille, portant des flambeaux, aller de tente en tente une longue pique à la main, pour réveiller les soldats, les ranger en ligne et les compter. De longs pelotons marchaient dans un sombre silence, circulaient dans les rues du camp et venaient prendre leur place de bataille ; on entendait le choc des bottes pesantes et le bruit du trot des escadrons, annonçant que la cavalerie faisait les mêmes dispositions. Après une demi-heure de mouvement, les bruits cessèrent, les flambeaux s’éteignirent et tout rentra dans le calme, seulement l’armée était debout.

Alfred de Vigny, Cinq-Mars

Pour mémoire, le texte détourné sur lequel vous avez planché :

002 ALFRED DE VIGNY TEXTE

 

À lundi, pour un nouvel exercice !

Sans titre 5FACEBOOK