Incipi’Turbulent #36

Et voici le nouvel incipit d’un très court roman de Catherine Béchaux. Un incipit qui n’augure rien du propos de l’auteure.

C’est plutôt le titre qui devrait induire nos contributions.
Qui sont les passagères de ce bus 221 ? Quelles raisons ont-elles de se retrouver dans le véhicule ? Où vont-elles ?

Comme d’habitude, nous avons jusqu’à dimanche (15 avril)  pour prendre part à cette création collective. Souvenez-vous… 100 mots environ (cf. la NOUVELLE règle du jeu, pour les nouveaux qui voudraient se lancer dans l’aventure).

Et, petite nouveauté : 
Qui postule pour co-patchworker avec moi ?

L’idée est simple. Le lundi matin, je lui envoie les textes qu’il.elle organise à son gré. Le mardi soir, dernier carat, il.elle me retourne son enchaînement que, le mercredi, je publie. Nous avons joué à ça, Carnets Paresseux et moi, la semaine dernière. J’ai trouvé que c’est très sympa !

Anne de Louvain-la-Neuve s’est mise sur les rangs pour celui-ci… et JoBougon/L’impermanence n’est pas un rêve, pour celui du 19…

J’attends vos candidatures avec impatience 😉

À mercredi, pour découvrir aussi ce roman et son auteure.

 

ESCRIVAILLEURS GIF

 

Valentyne/La Jument Verte – Julien/Le Fictiologue/ – Anne de Louvain-la-Neuve – Carnets Paresseux – Bibliothèque de BracieuxMartine/Écri’Turbulente – PatchcathJoBougon/L’impermanence n’est pas un rêve 

 

 

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14 commentaires

  1. C’est à l’arrière du véhicule qu’à cet instant, un des corps assis émit un long gargouillement sonore. La jeune femme qui occupait le corps en question jeta aux alentours un regard gêné, puis fit mine de regarder le bout de ses chaussures. Sa maigreur faisait peine à voir.
    Une grosse matrone à l’air revêche, assise deux rangs plus loin, se leva et lui tendit d’un geste autoritaire un morceau d’une maxi-fougasse aux grattons qu’elle extrait d’un sac en papier brun. Puis, sans dire un seul mot, elle retourna s’asseoir.
    Les autres femmes, témoins de la scène, échangèrent discrètement des regards d’approbation complice. Ici, l’entraide n’était pas un vain mot mais bien une valeur tacite et silencieuse. Toutes assises qu’elles étaient, ces femmes savaient rester debout.
    Le conducteur laissa flotter un doux sourire sur ses lèvres puis s’installa au volant et le cortège des corps occupés à rectifier leur position s’ébranla en direction de Fleury-mérogis.

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  2. 99 mots

    Il éteint la sonnerie et fait démarrer le moteur. Un doux ronron de diesel remplace le bruit strident de la sonnerie.
    Les passagères du bus ne disent rien mais il sent leur regard sur sa nuque. il sait que parmi les passagères, il y a les impatientes, Muriel et Françoise, les indécises Claudine, Leila, Nathalie et Séverine, et puis Carmen toujours sereine et impassible. Tiens ! une petite nouvelle, la vingtaine à peine, toute seule sur la quatrième rangée, brune et pâle….
    Elles descendront comme toujours au terminus. Aura t il le courage de demander son prénom à la nouvelle ?

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  3. Bourru il répond à peine aux saluts discrets. Il se laisse tomber sur son siège avec un léger soupir de contentement. Ce dernier par contre pousse un gémissement presque désespéré. Il va falloir vraiment qu’il se mette au régime. Il entend quelques rires contenus parmi les passagères. Il est content finalement de faire involontairement le pitre.
    (56 mots)

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  4. Assis au fond du bus à côté de la narratrice, je risque un oeil sur sa feuille : voyons, « glapir » : c’est le cri du chiot, du faisan, de l’épervier, du lapin et du renard, mais pas de la sirène (elle, elle chante). « une silhouette qui balaie du regard les voyageurs »…. hum : une silhouette qui a des yeux ? comme la colline ? ça va faire peur ! et hum²…. un regard distrait, alors, si elle ne remarque même pas que ces voyageurs sont des voyageuses !

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  5. Personne ne se souvient l’avoir vu grimper à bord, mais pourtant elle est là, assise près du fond, à se cramponner à son sac à mains, comme une petite vieille, mais plus jeune qu’elle n’en a l’air. Les plus attentifs s’aperçoivent que cette petite bonne femme parle à son sac et se comporte comme si celui-ci lui répondait. Que se cache-t-il à l’intérieur ? Pourquoi ses escarpins gris sont couverts de fientes de pigeon ? La rombière descend du bus avant qu’il ne soit possible d’obtenir une réponse.
    (88 mots)

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  6. Moi, je ne l’ai pas lu. Je propose ceci.
    Tout de même, ça clochait sec car de voyageurs, comme qui dirait, il n’y en avait point. Vous avez remarqué vous aussi ? « Visage », « soupirs », « sourire », « corps », ça enduit d’erreurs, y a pas à ergoter du popotin sur le strapontin. Tous ces « gens », en ce matin frisquet dans MON 221, c’était des voyagEUSES, comme dans Gueuze, ma bière préférée. Des poitrines, des gorges, des robes et des jupes, des têtes, des formes, des anatomies, au fé-mi-nin. Que des nénettes ! J’avais beau frotter mes mirettes, des nanas, des gonzesses, des femmes. Mince ! Mais pas toutes…

    Aimé par 2 personnes

  7. Voici mes 90mots  » Un coup d’œil jeté sur ces passagères d’un jour avant de s’asseoir. Un voyage hebdomadaire pour certaines d’entre elles qu’il reconnaît. Juste un salut de tête les yeux dans les yeux. Elles ne sourient pas. Leurs regards brillent pourtant et leurs pieds piétinent dans les chaussures. Leurs tenues vestimentaires colorées, presque chic ne sont pas du tout assorties au gros sac qu’elles ont toutes sur leurs genoux ou posé à même le sol. Presque toutes, car une nouvelle placée derrière lui tient simplement un petit carton venant de chez le pâtissier. » Patcheuse, je le suis, de fil et de points. Belle semaine et à bientôt

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