Fernando Pessoa, 6 juillet 1935

Je ne pense à rien,
et cette chose centrale, qui n’est rien,
m’est agréable comme l’air de la nuit,
frais en contraste avec le jour caniculaire.

 Je ne pense à rien, et que c’est bon !

 Ne penser à rien,
c’est avoir une âme à soi et intégrale.
Ne penser à rien,
c’est vivre intimement
le flux et le reflux de la vie…
Je ne pense à rien.

 C’est comme si je m’étais appuyé
dans une fausse posture.
Un mal aux reins, ou d’un côté des reins,
mon âme a la bouche amère :
c’est que, tout bien compté,
je ne pense à rien,
mais vraiment à rien,
à rien…

Fernando Pessoa, Poesias de Alvaro de Campos,
Traduit du portugais  par Armand Guibert,

Mon anthologie poétique (Logo cliquable)

LOGO espace poétique

ACCUEILlogo-facebook-1

 

4 commentaires

  1. Hier, je suis tombée sur un poème de Pessoa dans le 1 « Insomnies ». Aujourd’hui c’est chez toi. J’en conclus qu’il est urgent que je lise Pessoa 🙂 Bon dimanche.

    Aimé par 1 personne

    1. Excellente conclusion… 😀 Bon dimanche aussi ; heureusement que tu as mis du soleil sur ton blog ce matin ; ici, il fait cruellement défaut !

      PS – C’est Le 1 qui m’a soufflé l’idée de mettre Fernando Pessoa à l’honneur 😉

      J'aime

Un truc à me dire ? N'hésitez pas, j'adore vous lire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s