Résidence de la Porte Verte

En entrant dans cette maison de retraite, alors que tout semblait normal vu de l’extérieur, vous allez découvrir que rien n’est comme vous l’auriez supposé. Les pensionnaires, les locaux, le personnel soignant…
Tout est devenu étrange, surréaliste et décalé depuis que vous vivez à l’intérieur.
Et vous allez vivre des situations complètement « d’un autre monde ».

C’est Jobougon, la taulière de l’A.I. marsien, qui signe le texte ci-dessus. N’est-elle pas charmante, tranquillement tricotant à l’entrée de la « Résidence de la Porte Verte » ?

— oOo —

Ici, le 5 mars 2018

Ma chère Constance,

 

Lorsque j’ai vu le fourgon noir enfin quitter le parc de la pension de vieux où tu m’as posée, tu ne peux pas imaginer mon soulagement !

C’était tellement bidonnant d’écouter ta conversation avec le directeur de la  maison.

– Je vous confie ma maman pour que vous en preniez soin : elle était très âgée.

– Usagée ? Mais, chère dame, nous ne sommes pas une déchèterie ! Et puis, avez-vous pris soin de la désamianter ? C’est pour protéger nos autres pensionnaires de tous miasmes éventuels, vous comprenez !

Je te regardais sauter d’une fesse sur l’autre sur ta chaise en plastique devant ce type. Je riais intérieurement, qu’est-ce que je riais ! Tu m’avais promis un établissement d’accueil cinq étoiles validées par le ministère de l’extrême senioritude et nous étions reçues par un sourdingue déplumé aux allures de gypaète épilé.

Vois-tu, Monsieur St’Lichard, le directeur, n’est qu’un spécimen des pensionnaires de cette Résidence. Et c’est ça qui est jubilatoire ! Avant sa nomination, il était adepte des Petites Chapelles, tu sais celles dont l’enseigne est une boule de gui ? Et il fréquentait la confrérie des Paroissiens de Saint-Jean-Le-Rond. Chaque soir il nous fait entonner en chœur cette litanie, en souvenir du temps où il n’était pas encore directeur :

Car, quand j’devrions tous de guingois
Nous fichant par terre à-croix-pile
Retourner et gagner la ville
En bons paroissiens d’Saint-Jean-l’-rond,
Revenant d’fêter leur Patron ;
Nous fait plancher tant qu’à la gueule
Fasse en renâclant la bégueule

Y’a un truc rigolo dans cette Maison : tout le monde s’appelle Monsieur St’Bidule ou Madame Ste’Machine. Je ne sais pas pourquoi, à moins que ce soit comme en Irlande ou en Écosse où ils mettent « Mac » devant leur nom. Tiens, va falloir que j’enquête pour savoir si parmi les pensionnaires il y a un St’Do. Y’a bien des Mac’Do, non ?

Je t’embrasse ma chère fille.
À très bientôt.

Louisette, ta mère qui t’adore

— oOo —

 

la suite ——>

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9 commentaires

  1. Jo Mac Bougon se félicuite de l’entrée en matière, dont elle est la gardienne, ouvrageant une écharpe pour saint Lichard qui régulièrement chope des zangines à répercussions et dont le cou finit par avoir besoin de se recouvrir d’une petite laine.
    Martine, c’est purement phoque et simplement loup cette histoire, la Louisette, elle a du gaz, et Constance a su faire son bonheur.
    Quelle merveilleuse pension pour PA et vivement la suite.
    Puisque la porte verte ne nous a pas délivré tous ses secrets.
    ça suit, ça suit, et même très bien.

    Aimé par 1 personne

  2. C’est toi qui a essuyé les plâtres du sujet je crois bien. Pas si facile qu’il en à l’air si on veut rester dans le politiquement correct ! Je m’y colle avec prudence, pas sûr que j’édite ! Bravo de t’être lancée !

    Aimé par 1 personne

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