Incipi’Turbulent #26

Je mets Gaëlle Josse à l’honneur, cette semaine, avec l’incipit de son dernier roman

Une longue impatience

Ces quelques lignes, toutes simples, déchaînent en moi une foultitude d’images, de scénarios probables ou improbables…

En vous aussi, peut-être ? Alors ? On partage ce flux d’imaginaire en poursuivant ces phrases à notre gré ?

Si nous sommes suffisamment nombreux (ce qui ne fut pas le cas la semaine passée), je tenterai une compilation la plus cohérente possible de nos contributions respectives. Et je vous livrerai, mercredi, la suite de cet incipit, le résumé éditorial du roman et la bio/bibliographie de l’auteure, que vous aurez peut-être envie de découvrir plus avant.

Vous disposez de trois jours, jusqu’à dimanche 25 février de l’an 2018, à 20 h, pour confier secrètement vos propositions en commentaire de ce billet. Pour les nouveaux arrivants, ce n’est pas compliqué, le règle du jeu, c’est par là.

Nous sommes le 22 février, il est 00:00 h… à vos plumes, souris ou autres claviers ou dictaphones ! Je compte sur vous !

role-ecrivain-public

PatchcathValentyne/La Jument VerteLydia/Mes Promenades CulturellesCarnets ParesseuxJulien/Le FictiologueMartine/Écri’TurbulenteCléa Cassia/M.É.A.N.D.R.E.S.

 

14 commentaires

  1. Bon il n’est pas 20 heures, je te mets ce que j’ai écrit l’autre jour, je n’ai pas eu le temps de peaufiner… mais je participe ! 😀
     » Pourquoi Louis a-t-il grandi si vite ? Alors que les deux autres semblent ne jamais vouloir sortir du gazouillis de l’enfance. Louis, mon petit, c’est lui que je cherche dans les flaques mordorées laissées par les lampes. Comme si ces halos de lumière pouvaient répondre à mes questions, à cette angoisse permanente qui me broie d’une main impitoyable. Chaque jour un peu plus. Chaque heure sans lui est un puits d’ombre sans fond dans lequel je tombe, en apnée, la peur au ventre. »
    Voilà Tinou, gros bisous♥

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  2. Je devine, dans leurs voix, dans leurs regards, cette crainte qu’ils n’osent pas formuler : est-ce que Louis les a abandonnés à son tour ? D’abord le père, il y a cinq ans, puis la mère l’année dernière, qui m’ont laissé les marmots sur les bras ; en même temps, c’était à prévoir. Mais Louis, non, pas lui ! Louis qui est devenu le centre de leur univers en si peu de temps. « Il reviendra », affirmè-je avec conviction en les installant à table. Il reviendra.

    (si c’est trop long, tu peux retirer les deux dernières phrases !)

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  3. Et puis il y a ce doute épouvantable qui couve, là, juste en-dessous de ma conscience. Et si Louis n’avait jamais existé ? Et si ce n’était qu’une fable que je m’étais forcée à croire pour ne pas désespérer ? Ici, il n’y a aucune photo de lui. Mes souvenirs ressemblent à des songes. Même quand je crois le voir, est-ce réel ou n’est-ce que la mélancolie qui m’aveugle ?
    (70 mots)

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  4. Et puis la sonnette dringue et la porte s’ouvre, laissant passer le souffle frais de la rue où le printemps n’en finit pas d’hésiter, un pas en avant un arrière, et sur le seuil, précisément sur le paillasson, les mômes accourus découvrent en même temps que moi, annoncé par un parfum de pain frais et de fraisier (dans sa boite rose du bon pâtissier de la rue d’à côté) – et aussi, pourquoi le taire, de l’odeur mêlé de bistrot, de métro et de tabac qui est sa marque de semaine – , les bras chargés de paquets et de sacs en papier d’où émergent poireaux et tortillons de bolduc, cadeaux d’un sous attrapés au kiosque de la station, surprises annoncées et toujours bienvenues, lui, Louis.

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  5. Voici ma contribution :

    « Je n’ai pas de réponse à leur apporter. Je ne sais pas où est Louis. Il découche fréquemment de la maison ces temps-ci. Je me demande s’il n’y a pas une fille là-dessous. » (33 mots)

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  6. Encore un livre qui me tente !

    82 mots :

    Je ne sais que leur répondre : un mensonge ? Dire qu’il est parti quinze jour chez ma tante en ville ? Dire qu’il a trouvé une place en apprentissage ? A Paris ? Suffisamment loin pour expliquer qu’il ne rentre pas le week end ? Mais alors viendra la question ? Pourquoi ne nous a t il pas dit au revoir ? Et là je n’ai pas de réponse. Alors je me tais et les envoie se laver les dent après avoir expédié le repas.

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  7. Bonjour et Merci Voici mes 77mots pour cet incipit26;

    Un gros soupir arrive du fond de ma gorge et mes épaules s’affaissent quand il franchit mes lèvres.

    Je leur propose ma soupe chaude et j’ai la voix claire malgré tout.

    Ils ont distribué rapidement les assiettes et couverts sur la table et sont prêts, à se régaler et à m’entendre… Je leur promets un œuf à la coque pour la suite et je baisse la tête pour découper les mouillettes et cacher mes yeux pleins de larmes.

    Belle journée Cath

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