Incipi’Turbulent #23

Un nouvel incipit d’un roman que je n’ai pas encore exploré, mais à propos duquel on peut lire cet avis : « Delphine Bertholon nous tient en haleine tout le long du livre. Tout est analysé avec tellement de justesse, avec des mots tellement percutants que l’on devient Lyla ».

Et nous, si nous étions Lyla ? Comment casserions-nous cette routine ?

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Comme chaque jeudi, je vous propose d’imaginer une suite à cet incipit. Vous avez jusqu’au dimanche 4 février pour proposer votre contribution en commentaire de ce billet.

Je vous conseille de lire la règle du jeu, pour mieux comprendre le principe de ce jeu d’écriture hebdomadaire (règle qui, notamment, vous invite à la concision).


Mercredi 7 février, vous pourrez découvrir la compilation que j’aurai faite de nos propositions, ainsi que les premières pages du roman, son résumé et la bio/bibliographie de l’auteur. Peut-être alors, aurez-vous envie de lire ce livre ? Parce que ce défi d’écriture est aussi prétexte à faire découvrir un roman !

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Laurence Délis/Palette d’expressions ~ Julien Hirt/Le Fictiologue ~ Andrea Couturet/Épaisseur sans consistance ~ Martine/Écri’Turbulente ~ Lydia/Mes promenades culturelles ~ Cléa Cassia/M.É.A.N.D.R.E.S. ~

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32 commentaires

  1. Bon j’ai relu le règlement et il est dit de laisser en commentaires, je me lance ! 😀 Par contre j’ai fait 142 mots, je vais essayer de couper mais ouh, ça va être dur (moi et la concision, hum hum !) …
    « J’en étais là de ma réflexion quand un doute m’assaillit. Après avoir écrit la dernière phrase. Le doute est toujours ce petit caillou dans la chaussure qui nous fait dévier notre route, au moins le temps de l’enlever. En perdant tout, je compris que j’avais aussi perdu MA routine, celle d’avant la perte. Une autre s’était mise en place pour assurer l’élémentaire : manger, boire, dormir, se laver. Mais je n’allais plus dans les parcs été comme hiver pour de longues promenades, je ne cuisinais plus de tarte aux pommes à la cannelle le dimanche. Je ne reconnaissais plus ma maison devenue sépulcre.
    Finalement, la routine est à notre image. A ce que nous voulons qu’elle soit. A ce que nous ne voulons plus, aussi, lorsque les grands déserts traversés, en nous laissant la soif, n’ont pas tué la faim de vivre… » (142 mots)
    Si c’est trop, tu peux m’exclure ou couper, je n’arrive pas à le faire, gros bisous ma Tinou♥

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    1. Cette règle ne vise qu’à tenter de contrôler certain[e]s logorrhéiques qui sont capables de récrire le roman en une seule proposition. C’est arrivé, une fois, et la personne n’a pas compris que je lui demande de revoir son texte pour laisser de la place aux autres. Elle n’est jamais revenue. Mais ton « débordement » n’est pas rédhibitoire !
      Dans ta contribution, j’ai retrouvé le petit caillou dans la chaussure de l’auteure. 😉

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  2. Routine et malheur tranquille m’allaient assez bien ; sans doute les joies flamboyantes n’étaient pas mon lot. Avais-je un jour rêvé de vols de cormoran sur la baie d’Along ? Sérieusement ?
    Ce qui me tracassait plus – ce qui causa la suite, qui fait qu’ensuite j’écrirais ceci , et qu’à la parfin vous le liriez – fut la colère froide qui m’envahit quand je vis que je pouvais pondre sans trembler des mièvreries sentencieuses telle »la routine, c’est ce qui reste quand on a tout perdu  » ! Etais-je destinée à l’écriture de gaufrettes surprises ? Pouâcre !!!

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  3. « La vie continue », dit-on toujours. La vie, je ne sais pas. La routine, oui. Elle est ce qui ancre dans le présent et ce qui nous force vers l’avant quand l’immobilité menace de nous envelopper. La routine était ma bulle et je m’y complaisais sans résistance aucune.

    [49 mots]

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  4. Voici ma contribution :
    « Je m’étais mariée très jeune pour fuir ma famille. Un mariage sans amour. Mais je n’avais pas prévu de tomber enceinte. Qu’allais-je pouvoir offrir à cet enfant ? Je n’avais pas trouvé d’équilibre en tant qu’épouse, allais-je en trouver un en tant que mère ? » (45 mots)

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  5. Voici ma proposition.

    Et l’on y prend goût, n’est-ce-pas, presque malgré soi car elle agit comme une compresse bien tendre qu’on appliquerait sur une plaie clandestine mais béante. Avec un savoir-faire perfide et redoutable, elle prend soin de nous protéger de l’en-dehors, croyons-nous, et de l’en-dedans. « Car si l’habitude est une seconde nature, elle nous empêche de connaître la première, dont elle n’a ni les cruautés ni les enchantements » écrit Proust (*). Ma nature première – que je pensais définitivement anéantie sous l’épaisse moiteur d’une vie pastellisée – subsistait donc quelque part en moi, sous une forme inconnue de moi.

    (*) Sodome et Gomorrhe

    PS : j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir cité Proust ! 😉

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  6. Hop, 66 mots ! Vite fait… (on fait comme on peut) 🙂
    J’habitais un corps moue, à la limite de la singerie, une sorte de temple grotesque dans lequel les habitudes et comportements quotidiens rassurent. Oui, la routine enveloppait aussi mon corps, comme un cocon sacré, elle enrobait les dispersions sauvages, adoucissait les naufrages. Bien entendu l’illusion éloignait le vague à l’âme, je baignais dans une infinitude de certitudes — fortement aléatoires, je le concède, mais toutes joyeusement réalisables.

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  7. Autour de moi, on me disait « bouge-toi » – les rares personnes qui s’en souciaient. Et moi, je ne demandais pas mieux, mais comment ? Je m’étais inscrite à un cours de poterie pour découvrir que je détestais la poterie et que j’étais incapable de dépasser le stade du « Bonjour, ça va ? » avec les autres participants. C’était comme si j’observais le reste de l’humanité à travers les barreaux de mon spleen.
    (74 mots mélancoliques)

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