Incipi’Turbulent #21

Vous venez de lire les premières phrases du roman de

Valentine Goby, 
Un paquebot dans les arbres

capture2bde28099ecc81cran2b2015-03-022bacc802b14-13-13Comme chaque jeudi, je vous propose d’imaginer une suite à cet incipit. Vous avez jusqu’au dimanche 21 janvier pour proposer votre contribution en commentaire de ce billet.

Je vous conseille de lire la règle du jeu, pour mieux comprendre le principe de ce jeu d’écriture hebdomadaire (règle qui, notamment, vous invite à la concision).

Mercredi 24 janvier, vous pourrez découvrir ici la compilation que j’aurai faite de vos propositions, ainsi que les premières pages du roman, son résumé et la bio/bibliographie de l’auteure. Peut-être alors, aurez-vous envie de lire ce livre ?

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Julien/Le Fictiologue, Patchcath, Cléa Cassia/M.É.A.N.D.R.E.S., Lydia/Mes Promenades Culturelles, Laurence/Palette d’expressions, Kathel/Lettres Exprès, Syl/Thé, Lectures et Macarons

 

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10 commentaires

  1. L’alcool coule à flot, dans les verres, les gosiers et même sur les chemises du dimanche.
    Tout à l’heure il faudra rentrer et faire les corvées harassantes, en attendant le son de l’harmonica et l’alcool font oublier la dure semaine écoulée et anesthésie la perspective de la suivante.

    52 mots 🙂

    Je trouve ce titre « un paquebot dans les arbres » très beau

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  2. Il donne toujours le premier mot de leur histoire et les autres suivent en la parant de diverses sonorités, d’une multitude de phrases et d’images. Transes, chaleur, amours, vie, peines, souffrances, exodes, les corps décharnés épousent les notes et s’alanguissent dans un voyage, pour le bout du monde.

    Bonjour Martine ! 48 mots pour toi… Bises

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  3. Et voilà :
    Seule la femme de Paul, appuyée des deux mains fermement sur la table qui sert de bar, ne remue ni le petit doigt, ni même un cil. Ainsi figée, elle m’évoque la serveuse des Folies-Bergères représentée par Edouard Manet, son tablier noir rehaussant son teint pâle, une ombre de sourire masquant son désarroi devant cette scène répétée chaque samedi soir. (61 mots)

    Bonne fin de semaine !

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  4. 75 mots pour cet incipit ! Hâte que tu nous livres le texte original ! 🙂
    La complicité entre le musicien et l’instrument est évidente. Paul Blanc l’expérimente depuis si longtemps que l’on pourrait aisément imaginer une relation symbiotique entre eux deux. Et puis la musique. La musique. Patiente et réceptive. Palpable. C’est ainsi avec la musique. Elle transporte l’âme et le corps, elle enrobe de légèreté les soucis, offre l’oubli. Paul Blanc maintient la cadence, le rythme. Aspire. Souffle. Semblable à une boucle il les amène à l’intérieur du tempo.

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  5. Voici ma contribution :
    « Cette musique leur rappelle les films de Far-West, ceux de leur jeunesse ; ils se prennent pour les clients du Saloon. Il sait qu’il y en a un qui va sortir un deuxième harmonica, c’est imparable. Ils se feront ainsi une impro du tonnerre. » (44 mots)

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  6. Quand il était petit, ses parents avaient essayé de le mettre au saxophone, soi-disant qu’il avait du souffle à revendre, mais il y avait trop de clés, il n’y pigeait rien. « Si c’est juste pour souffler comme un bœuf, mets-toi à l’harmonica, mon gars », avait lancé son professeur, découragé. C’était de l’humour, mais Paul prenait tout au premier degré, alors il avait essayé l’harmonica et s’était découvert la passion et le talent, pour jouer et emporter les foules.

    [80 mots]

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  7. Bonjour Voici ma participation: Il improvise et les autres reprennent la mélodie. Il les emmènera cette nuit encore sur la place du village pour danser en rythme et chanter à tue tête. Mais ce soir ils sont seulement dans sa tête, et l’ouverture n’est pas une porte c’est une fenêtre. Le vent souffle, la tempête gronde au dehors, et la pluie et les vagues frappent contre le phare. Il est heureux, il joue et sort en entraînant les autres, et disparaît seul dans le noir.

    C’est chaque fois la même chose, si j’hésite, je laisse le temps passé. C’est un peu noir mais c’est ce que je vois ce matin vers 6h, et c’est surtout ce que m’inspirent ces premiers mots que tu as copiés. J’irai en lire plus pour découvrir cette histoire Belle journée

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  8. Les buveurs pourraient se contenter d’être des buveurs. Ils pourraient parler trop fort, comme on fait ici, ils pourraient tituber, embêter la serveuse, se prendre de bec, contempler leur désespoir dans le fond de leur verre. À la place, ils se laissent emporter par quelque chose qui est plus fort qu’eux, plus fort que la bière, même. Ce petit miracle au fond très banal qui s’insinue dans leurs oreilles.
    (69 mots)

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