Laurent Albarracin, Plein Vent

Le thé dans le bol
pas plus autre chose
que la lune dans la lune

Ramassant un caillou
je décide
de le jeter

/

S’envolant de la branche
l’oiseau y laisse
un léger balancement

/

L’oraculaire
est un sixième
doigt

/

Tout et notamment
les poivrons – plein
de vide et de même

/

Une noix qui tombe
et le silence 
se fait coquille

/

Je ne possède pas de Montblanc
Mais j’ai le mont Fuji
au bout de mon Pilot

Laurent Albarracin, Plein vent,
111 haïku, © Pierre Mainard, 2017

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