Francis Combes, Voeux

Nous qui sommes rescapés

de la nuit des étoiles

Nous qui sommes

descendants lointains

du rayonnement stellaire

poussière dans l’univers,

poussière de l’univers

et univers nous-mêmes

ne nous laissons pas éparpiller

comme cendres refroidies

ne nous laissons pas éteindre

essayons de briller

rayonnons plus fort

essayons de donner

un peu plus de lumière

répandons en nous

et autour de nous

un peu plus de clarté

 

Nous portons en nous

notre étoile future.

**********

— Faut-il souhaiter à la mer
de rester la mer ?
à l’herbe de pousser ?
à l’oiseau de chanter ?

— Ils peuvent s’en passer.

— Faut-il souhaiter aux hommes
d’être humains ?
de vivre en paix ?

— Pas sûr
que cela suffise…
Mais comment s’en passer ?

Francis Combes

Le site du poète est ici.

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21 commentaires

  1. Merci pour le partage de ces mots, le premier poème est très apaisant tout en étant porteur d’une certaine force dans laquelle puiser pour ce début d’année.
    Je l’ai recopié, pour l’avoir sous les yeux et y revenir de temps en temps.
    bonne année !

    Aimé par 1 personne

  2. Ce sont de bien jolis vœux que les tiens, en me faisant découvrir un poète, Madame la turbulente !
    Je rêve de faire sortir un génie de ma lanterne en 2018, quelle prétention !
    Mais après tout, s’il n’y avait pas de prétentions, il n’y aurait pas d’efforts pour les réaliser, non ?
    Je te souhaite encore beaucoup de diffusion de lumière, Martine, comme tu sais si bien le faire. Et puis mille autres bonheurs imprévus, joies et surprises, étincelles et découvertes.
    Que la malle 2018 te soit source de joie de vivre. Bises et remerciements d’être là.
    Meilleurs vœux 2018 madame d’écrevisse, et bien belles écritures encore.

    J'aime

    1. Très touchée, Jo, par ce beau message. Les mots sont plus forts que les jours qui passent : ils sont intemporels ; ils prennent corps et sens dans la fugitivité de la vie à laquelle ils donnent sapidité. Âcreté ou suavité… les mots sont là pour faire tenir l’édifice de l’existence. Et nous donner l’envie de tourner les pages de chaque jour des années qui s’égrènent. Que 2018 te donne l’occasion de dialoguer avec un lutin facétieux, un kobold espiègle ou un farfadet taquin.
      Merci à toi aussi d’enluminer l’horizon pour donner à qui te lit le désir de s’y réconforter, de s’y divertir aussi.

      Aimé par 1 personne

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