Incipi’Turbulent #18

C’est le début d’une dystopie que je propose cette semaine. Il s’agit de l’extrait d’un roman de littérature jeunesse.

Le Passeur de Lois Lowry & Frédérique Pressmann.

Que vous inspire cet incipit ? Comment le poursuivriez-vous ?

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Jusqu’au dimanche 17 décembre, à 20 h, vous pouvez contribuer. Attention à la règle du jeu qui vous demande de la concision dans vos propositions.

On était presque en décembre et Jonas commençait à avoir peur. Non, ce n’est pas le bon mot, pensa Jonas. La peur, c’était ce sentiment de nausée profonde quand on pressentait que quelque chose de terrible allait arriver. C’est ce qu’il avait ressenti un an auparavant lorsqu’un avion non identifié avait survolé la communauté à deux reprises. Il l’avait vu les deux fois. Jetant un coup d’œil vers le ciel, il avait vu passer l’appareil effilé – presque flou à la vitesse à laquelle il volait – et une seconde après il avait entendu la déflagration qui avait suivi.

 

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À ce jour (16/12/2017)

Julien Hirt/Le Fictiologue, Lydia/Mes Promenades Culturelles, Carnets Paresseux, Patchcath, Martine/Écri’Turbulente, Face de Citrouille,

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8 commentaires

  1. Bonjour, voici ma participation :
    L’appréhension qu’il ressentait à ce moment le poussa à franchir les quelques centaines de mètres séparant sa masure de celles regroupées au bord de la rivière, près du pont détruit. L’arrivée des grands froids ne rendait plus possible ce statu quo où chacun se débrouillait avec son petit potager et son maigre tas de bois coupé. (58 mots)
    Bon dimanche !

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  2. Allez, je me lance !

    « Mais ce qui s’était produit après cela, il ne voulait plus y penser. Sa stratégie, lorsqu’il souhaitait se débarrasser d’un sentiment ou, disons plutôt, d’une impression désagréable, était de décortiquer le mot correspondant jusqu’à le vider de toute substance : peur, P, E, U, R. Ces quatre lettres prirent dans son esprit la forme de dés que l’on lance au hasard sur la table : P, R, U, E. Jonas relança les dés imaginaires une seconde fois : P, U, R, E. Il se représenta aussitôt une large assiette emplie d’une purée chaude et réconfortante. »

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  3. Bonjour

    Voici ma participation à Incipi’Turbulent #18 Tous autour de lui avaient les yeux levés vers le ciel et ils avaient vu des tas de petites choses tomber de là-haut. C’étaient mille paquets multicolores pleins de fruits, de biscuits et de friandises qu’ils avaient accueillis comme des cadeaux pour les enfants qu’ils étaient. Seulement dans les jours qui suivirent cet événement, il prit conscience, et fut le seul apparemment, que des adultes de la communauté avaient disparus et n’étaient jamais réapparus. Le temps était froid aujourd’hui, et il se demandait si cette nausée profonde qu’il ressentait était due à cette goinfrerie de chocolat ou à cette sombre absence qui lui pesait.

    Un grand merci pour ton invitation à ces exercices que tu proposes

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  4. Croire au Père Noël ? Croire ? Est-ce qu’on croyait au soleil et aux arbres ? Non, ils étaient là, d’évidence. Le Père Noël aussi. Bien sûr, les renne, le traineau, c’était du folklore de l’ancien temps. On était au 20e siècle, le père Noël pilotait un avion, bien sûr, et un supersonique. C’était bien ce qu’il fallait pour qu’il puisse livrer autant de cadeaux à autant d’endroits en une seule nuit. Ce qui angoissait Jonas, c’était le combat que livraient ses parents contre le nouveau projet d’aéroport…. ça voulait dire : « père Noël, tu ne te poseras pas ici ! »

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  5. « L’oiseau de fer avait donc été la proie de quelqu’un. Qui lui avait tiré dessus ? Les autorités, qui empêchaient tout survol ? Un kamikaze qui s’était fait exploser à l’intérieur ?  » (32 mots)

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  6. Pire que tout, pire que la peur, pire que l’horreur, pire que le deuil, il y avait le découragement. Ce sentiment qui change votre sang-froid en cendres et votre espérance en cynisme, qui rabote votre courage morceau après morceau, irrémédiablement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus, tout au fond, qu’un morceau de charbon sec et friable, là où il n’y a pas si longtemps venait se loger tout ce qui faisait de vous un putain d’être humain. Parfois, pensa Jonas, la vie nous cogne tellement fort qu’on ne rêve que de rester au tapis.
    (94 mots)

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