Francis Bacon est né le 28 octobre 1909, à Dublin. Il était le deuxième des cinq enfants nés de parents anglais récemment installés en Irlande, mais qui n’avaient pas de liens de sang irlandais. Son père, Anthony Edward ‘Eddy’ Mortimer Bacon, major de l’armée à la retraite, s’était reconverti en éleveur et entraîneur de chevaux. Sa mère, Christina Winifred Loxley, née Firth, est issue d’une famille de Sheffield qui a établi sa fortune dans l’acier.

L’homosexualité naissante de Bacon a fortement tendu les relations avec sa famille  ; il a été mis à la porte du domicile parental en 1926, après que le Major Bacon ait trouvé son fils essayant les sous-vêtements de sa mère. Il a 16 ans et se rend à Londres sans avoir une idée précise de ce qu’il voulait faire.

Il envisage de se lancer dans l’art après avoir assisté à une exposition de dessins de Picasso. Il devient décorateur d’intérieur et designer de meubles, dans les années 1930. Il rencontre notamment un peintre post-cubiste australien, Roy de Maistre,

The Crucifixion, 1933
Francis Bacon, The Crucifixion, 1933

 

 

À l’âge de 23 ans, Bacon peint sa première oeuvre intitulée « Crucifixion » (1933). En 1944, il compose et expose « Trois études pour les figures à la base d’une crucifixion », qui attire l’attention du public et ouvre sa carrière d’artiste.

 

 

 

Le 28 avril 1992, il meurt d’une crise cardiaque, à Madrid. Il est incinéré et ses cendres rapatriées en Angleterre où elles sont dispersées.

Pour mieux connaître Francis Bacon, je vous conseille de vous rendre sur ce lien, admirablement documenté et duquel j’ai tiré les quelques bribes biographiques ci-dessus.


Peintre de la violence, de la cruauté et de la tragédie d’où, à ses dires, « l’odeur du sang humain ne [le] quitte pas des yeux », l’œuvre de Francis Bacon se déploie en grands triptyques mettant en scène sa vie, ses amis, son admiration pour Diego Vélasquez, Vincent van Gogh ou Pablo Picasso. Au long de sa carrière, Bacon affine son style, délaissant les images de violence crue de ses débuts pour préférer « peindre le cri plutôt que l’horreur ». Il avance que la violence doit résider dans la peinture elle-même plutôt que dans la scène qu’elle montre.


Francis Bacon a peint 584 oeuvres que l’on peut voir ici en ligne.

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