Mes très bien chers R’né

Nous voici quasideveau à la fin de l’année et je ne veux pas laisser passer ce moment épique et collégram sans vous rendre aux mages qui dans quelques jours vont sortir de la boîte tous les souvenirs que vous avez déposés lors de vos passages sur terre. Parce que, nom d’une pipe en boîte, il ne faut plus prendre les parapluies pour des sirènes ! Votre pipe vous l’avez cassée, les sirènes vous en avez rêvées, et les parapluies… si vous avez réussi à en trouver les coins – et ne riez pas comme des baleines –, vous êtes tout droit montés au paradis.

Eh bien, mon cher ami ! Sans doute as-tu inventé la pipe, le chapeau melon, le parapluie et la pomme, mais la boîte, couic ! Alors j’ai cherché parmi tes prénonymes le R’né d’anthologie qui aurait pu s’occuper de la chose. Il existe, figure-toi ! C’est lui, le bâtisseur de Marseille, qui, au retour d’une pêche pas miraculeuse (ça, ça va pas plaire aux mages), mit au logis les quelques sardines qui se gaussaient.

Mais qu’ouie-je ? « slow your roll ! » s’écrie Lachélechampignon y Causon,  le concessionnaire ibère du potagotlib, lorsqu’il s’était rendu à Hongkong rendre visite à un Obaldiable d’homme qu’il avait croisé en grimpant dans les branches de sassafras un jour de grand vent. Mais voilà que je dis graisse ! Parce que la pipe de celui-là, elle n’est pas encore dans la caisse hommage. De la graisse, pourtant, il va m’en falloir pour cirer les pompes du footeux volant ! Tu ne les as pas toujours utilisées pour taper dans les ballons, sacripant ; mais surtout pour courir plus vite que la maréchaussée en évitant de glisser sur les cerises et de prendre quelques pruneaux dans le caisson.

Oui, mes très bien chers R’né, et tout spécialement toi qui as quitté les flonflons… oui ! toi qui as laissé ta blonde libre désormais de retomber en amour… oui ! mes très bien chers R’né, aucun de vous ne m’a connue puisque je vous prélimine de quelques siècles ; sauf peut-être dans vos songes cotillonants, Êve des profondeurs marines, Vénus Victrix à la pomme d’or, Dame d’eau envoûtante.

Écoutez mon chant, accrochez votre neige au lampadaire, et déposez votre pipe dans cette boite pour que les mages de l’an cent rencontrent enfin l’abbé à Titude.

Bien à vous tous et aux autres, mais ne le répétez pas à mon frère, il ne m’aime pas libertine !

Pauline B,
à Titude, le 30 novembre 2017

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Magritte, La clef des songes

NDLR — Si ça vous amuse vous pouvez cliquer sur les liens.

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… mon texte ? Normal, c’était pour l’Agenda ironique de décembre conduit par une copine et sa copine qui se reconnaîtront. Allez les voir, elles vous diront tout.

 

 

 

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