Que vous inspirent les premières phrases du roman de Emmanuel Venet, « Précis de médecine imaginaire » ?

capture2bde28099ecc81cran2b2015-03-022bacc802b14-13-13Vous avez jusqu’à dimanche 19 novembre, 20 heures pétantes, pour proposer vos contributions.
J’insiste sur l’obligation d’écrire « court » (pas plus de 5 phrases formées de ± 100 mots).

* D’ailleurs, je vous demande d’indiquer dans votre message le nombre de mots de votre texte (oui, c’est nouveau et j’ai ajouté cette contrainte d’écriture dans la règle du jeu que vous pouvez lire ici).

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Julien Hirt/Le FictiologueValentine/La Jument VerteLydia/Mes promenades culturelles,  LaurenceSyl/Thés, Lectures et Macarons, Kathel/Lettres Exprès, Carnet Paresseux, Cléa Cassia/M.É.A.N.D.R.E.S. Laurence Délis/Palettes d’expression 

 

À vos plumes (ou, pour les plus geek d’entre nous, à vos claviers), il reste encore deux jours ! Voici l’incipit :

Ma mère aimait beaucoup bavarder avec celle de mon ami Bonnardier, malgré leurs quinze ans d’écart. Toutes deux partageaient une même passion pour les maladies, surtout les maladies mortelles. Ma mère souffrait d’arthrite, celle de Bonnardier d’arthrose. Quand elles se rencontraient au marché de Monplaisir, elles n’en finissaient pas de se raconter leurs martyres respectifs et se livraient à un âpre concours de symptômes. Du côté de ma mère, les fulgurances dans les doigts, du côté Bonnardier les hanches broyées le soir. L’échange se terminait toujours sur un hypocrite constat d’égalité, chacune emportant au fond d’elle la certitude d’avoir gagné la manche.

Emmanuel Venet, « Précis de médecine imaginaire »

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