Incipit #12

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Merci à tous et toutes pour vos participations. À moi, maintenant de les mettre à l’ouvrage. Lecture de notre oeuvre : mercredi.
Prochain Incipit : jeudi.

On poursuit l’aventure ?

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Bienvenue à Isabelle/Acte 2Jean-Loup Wastrat et à Patchcath.
Lydia/Mes Promenades Culturelles, Valentine/La Jument Verte, Cléa Cassia/M.É.A.N.D.R.E.S, Kathel/Lettres exprèsLaurence et Laurence Délis/Palette d’Expression ont, elles aussi, pris place dans le collectif des incipitographes de cette semaine.

La règle du jeu est ici
Je m’éveille, j’ai rêvé d’une musique. Le dernier accord s’éteint en moi pendant que je m’efforce de distinguer la pulsation des vies entassées dans cette longue salle d’attente, dans ce mélange de sommeil et de fatigue. Le visage d’une femme, là, près de la fenêtre. Son corps vient de faire jouir encore un homme, ses yeux cherchent parmi les passagers son prochain amant. Un cheminot entre rapidement, traverse la salle, sort par la grande porte donnant sur les quais, sur la nuit.
La Musique d’une vie
Andreï Makine

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14 commentaires

  1. ah, mais j’ai raté l’autobus !! 😦
    déjà qu’il me faut deux fois plus de temps que les autres pour boucler tes puzzles… et maintenant, voilà la semaine s’accélère en cachette ! j’ai vraiment un souci de temps 🙂

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  2. Ma participation pour ce 12ème incipit. Bonne soirée Martine !
    Il existe d’autres accords peut-être déjà rêvés, négligés ou oubliés. Des battements, parfois à peine perceptibles quand d’autres sont plus évidents. Des vibrations dans les corps mollement assis, figés dans une attente passive, insufflent un intervalle ou un silence. J’ai rêvé d’une mélodie dans l’expression attentive de visages, dans la mobilité des lèvres, des paupières, des rides, semblable à un récital aux impulsions cadencées ; des sons harmoniques d’existences.

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  3. Je me dis qu’il va enfin se passer quelque chose. Un train peut-être? Ce serait assez logique. Mais il n’y a plus de logique dans ce pays. Je ferme les yeux et reprends ma cantate interrompue.

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  4. Et voilà pour cette semaine !

    Si l’on s’en tient aux règles en vigueur, le prochain train n’arrivera que dans dix à douze heures. Le temps pour toute cette humanité de fouiller discrètement dans les rares provisions qui leur restent, de compulser une fois de plus la liste des haltes qui leur seront imposées, d’imaginer encore le terminus froid et inhospitalier.

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  5. J’attends le dernier train de la journée, dans cette nuit noire d’hiver qui enveloppe l’ensemble de la gare, dans une immobilité qui pourrait être parfaite si ici le cadencement des minutes n’avait pas une importance cruciale. Je tente de retrouver la musique de mon rêve ; après le la, était-ce un do ou un do bémol ? Je la rejoue dans ma tête, je ne suis plus très sûr. Le visage de la femme reparait et me fixe intensément. Peut-être retrouverai-je en elle les notes qu’il me manque ? Je me lève et la suis, sans un mot.

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  6. Tantôt, le monde était différent. Il y avait trois enfants qui jouaient à se courser entre les voyageurs, à les asticoter de leur joyeux chahut. Un col blanc a crié et les gamins ont sorti la langue avant de s’enfuir en riant tandis qu’une nonne, aussi, ni belle ni laide, le visage illuminé de sa passion de Dieu, lorgnait sur le mécontent un regard lourd de reproches. Tantôt c’était le jour, maintenant la nuit, deux mondes différents que j’observe assis.

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    1. Bienvenue Patchcath ! Merci pour ta participation, mais tu ne l’as pas déposée au bon endroit. Il faut que ce soit en commentaire de ce billet pour que dès maintenant je puisse en prendre connaissance (tout en la maintenant cachée des autres participants grâce à la modération). Peux-tu, très vite me communiquer (ici) ton texte ? Merci 😀

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  7. Bonjour,

    D’une débilité certaine pour tout ce qui touche au numérique, je n’ai pas bien compris comment envoyer le texte pour le jeu « incipit »… Je le laisse donc ici:

    Il la referme et donne un tour de clé ; nous voilà coincés, vagabonds ennemis, avec comme seule issue possible ce hall où les commissaires nous ont interrogés depuis l’aube.

    Et soudain c’est le grand jour, toute la gare est éclairée par d’aveuglants projecteurs, ceux qui somnolaient remuent, un train décoré des drapeaux du gouvernement s’arrête à quelques mètres et je vois, ébahi, descendre le Citoyen Majeur. Ce qui me frappe, c’est sa taille : il est beaucoup plus petit que sur les photos officielles. Précédé de deux soldats, il s’approche des vitres de notre refuge, se penche, met la main en visière, regarde longuement nos déchets d’humanité et ses yeux se fixent sur moi.

    Merci pour tout, et le reste,

    ETO

    Garanti sans virus. http://www.avast.com

    Le 2 novembre 2017 à 01:04, Écri’turbulente, c’est en écrivant qu’

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  8. Qui est ce cheminot ? qui est cette femme ? Qui sont tous ces gens qui ne font que se croiser dans cette gare ? À cette heure, il y a surtout des travailleurs de la nuit, des permissionnaires qui regagnent leurs casernes et profitent pour jouir une dernière fois de leur liberté, plus tard il y aura les familles, les fermiers qui vont au marché, encombrés de leurs volailles. En attendant la nuit fait se croiser les esseulés.

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