Incipi’Turbulent #6

1200x630bbDix participations pour ce jeu d’écriture collective :

Merci à vous ❤
À mon tour, maintenant, de tricoter un texte avec vos propositions.
Rendez-vous mercredi 27 septembre pour connaître le résultat de ce cadavre exquis, made in Écrevisse.
Pour la suite, je vais changer l’ordre des jours :
– le mercredi, la compil.
– le jeudi, le nouvel incipit.
L’échéance, pour les participants, restera la même : le dimanche suivant, 20 h, dernier délai !
La règle du jeu est ici.
Il avait oublié les odeurs puissantes des Halles, les voix hurlées, le choc des charrettes croulant sous les légumes et les fruits. Il est heureux de retrouver sa ville. Le premier soleil enlumine les gargouilles de la tour Saint-Jacques. Les balayeurs abandonnent le parvis de la gare Saint-Lazare et aux terrasses voisines, l’odeur du café se mêle à l’encre fraîche des quotidiens du matin. La vieille clocharde de la rue de Seine replie soigneusement son lit de journaux. 

Gaëlle Nohant, Légende d’un dormeur éveillé

À vous… jusqu’au 24 septembre, 20 h.

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20 réflexions sur “Incipi’Turbulent #6

  1. Ho là là ! J’ai bien cru ne pas avoir le temps… Ecrit à l’arrache mais bon c’est pas nouveau pour moi 🙂
    Paris s’éveille dans le brouhaha des grandes villes et les pas des passants se fondent dans celui des voix. C’est un instant d’une intimité forte qui lui souvient combien ses racines sont présentes dans le moindre son, la moindre odeur qui surgit sans crier garde dans sa mémoire. Les pavés des rues portent ses racines, il pourrait presque entendre dans sa respiration et les battements de son cœur, ceux de la ville qui s’anime.

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  2. Bruits et odeurs se mêlent, il vacille. La civilisation l’angoisse et l’attire. Et à cette minute il sait qu’il n’est pas guéri mais il est dehors. Il fixe la clocharde avec un rictus étrange.

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  3. Elle attrape un journal du matin déjà jeté par un impatient et cherche les coquilles oubliées par les typos qu’elle portera chez le mareyeur de la rue Saint-Jacques ; coquilles fraiches de la nuit qu’il revendra fraiches du jour à quelque grosse légume, tandis qu’avec la mitraille elle s’acquittera d’un café noir d’encre ou d’un blanc ensoleillé, selon l’humeur du jour.

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  4. VERSION N° 2 (Annule et remplace)

    Martine,
    J’ai remanié mon texte.
    J’ai beaucoup de mal à aligner trois mots en ce moment !
    J’espère que cela ne va pas te donner trop de travail !
    Gros bisous tendres.

    Il était ravi de retrouver cette figure légendaire pour laquelle il avait une affection toute particulière car elle avait jeté son dévolu sur la rue de Seine, rue qu’il connaissait comme sa poche. Il l’observait avec bienveillance et constatait avec joie qu’elle procédait au même rituel. Elle ne restait jamais au même endroit : tantôt elle rendait hommage à George Sand, au numéro 31, tantôt elle déclamait « Le désespoir de la Vieille » devant les numéros 27 et 57. Il savait, pour avoir échangé quelques mots avec elle, que son seul regret était de n’avoir jamais pu trouver l’adresse exacte de son personnage littéraire préféré, Montriveau – elle aimait à se perdre dans des conjectures improbables – dieu sait pourtant qu’elle avait lu et relu « La Duchesse de Langeais » ! Décidément, certaines choses à Paris avaient le goût de l’éternité et il s’en réjouissait.

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  5. Voici ma participation, Martine. Je n’en suis pas satisfaite mais bon… J’ai écrit cela « à l’arrache » ! Bon dimanche !
    🙂

    Il était enchanté de retrouver cette femme pour laquelle il avait une affection toute particulière car elle avait jeté son dévolu sur la rue de Seine. Certaines choses ont le goût de l’éternité. Elle ne restait jamais au même endroit. Tantôt elle rendait hommage à George Sand, au numéro 31, tantôt elle déclamait « Le désespoir de la Vieille » devant les numéros 27 et 57. Son seul regret peut-être est de n’avoir jamais pu trouver l’adresse exacte de son personnage littéraire préféré, Montriveau – elle en était à faire des hypothèses – dieu sait pourtant qu’elle avait lu et relu « La Duchesse de Langeais » !

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  6. C’est tellement réaliste que ça m’a coupé le sifflet et l’inspiration. Mais c’est dimanche. Secouons-nous les puces ! Donc…

    Soudain, il s’arrête frappé par l’idée sincère et saugrenue que là-bas, on doit regretter son absence. Ce « on », un leurre ! Dégagées de la puissance d’un quotidien qui tournait manège et sans la floche, ses mains puissantes s’animent d’une volonté et de mouvements que son esprit n’a pas encore retrouvés. Il les regarde, étonné. Elles lui suggèrent un futur qu’il ne comprend pas encore.

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  7. bon concentrons nous.

     » Surtout se dép^cher avant que la pluie ne détrempe ses chaussures neuves. Il arriva au bout de la rue, tâta ses poches à la recherche du bout de papier sur lequel il a inscrit à la hâte l’adresse du détective qu’un ami qui lui veut du bien, lui a chaudement recommandé. »

    voilà tu fais ce que tu veux tu peux changer les temps de conjugaison si cela te convient.
    Bises

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  8. Avant d’être happée par des activités très prenantes et passionnantes, aussi, voici mon texte:

    « Tant d’émotions, de ces souvenirs simples de sa vie d’avant, une page qu’un désespoir lui avait fait tourner, cet enfermement contraint, aujourd’hui, à nouveau il la vivait, libre de ses souvenirs, ses passions, ses pensées; celles-là même qu’on avait cru pouvoir lui faire oublier, nier.  »
    Amitiés

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  9. Revenir sur le lieu de son enfance rapetisse d’un seul coup tous ses souvenirs : tout était plus grand alors quand il serrait la main de sa mère de peur de la perdre. Seuls l’odeur et le bruit sont intacts dans ce désordre de la foule grouillante.

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    1. Je suis en train de le lire… c’est un gros pavé (moi qui n’aime pas) mais je suis happée ! J’ai assisté à sa présentation, la semaine dernière, lors de la rentrée des auteurs Rhône-Alpes. Et j’ai été séduite par la façon dont l’auteur présentait son roman !

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  10. Voici ma participation :

    « Toutes ces senteurs, ces lieux familiers provoquaient en lui une joie intense. Il s’appuya contre un mur et attendit quelques secondes, étourdi par tant de souvenirs qui remontaient à la surface comme des bulles que l’on crève. »

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  11. Oh, quel plaisir de la voir s’éveiller à nouveau devant lui ! Ses yeux se posèrent sur la rue si familière, devant laquelle il s’était planté en arrivant. L’accident avait eu lieu là, ses entrailles s’en rappelaient bien. Il avança cependant ; c’était tout ce qui lui restait à faire, avancer.

    [la concordance des temps m’a un peu dérangée, la première phrase étant au passé puis la suite au présent… Je l’ai traité comme un présent « d’habitude », de choses qui se renouvellent chaque jour, et je suis revenue au passé pour poursuivre le récit. Toutefois si ça n’allait pas avec les autres participations, voici une version au présent (adaptée pour que ça fasse plus naturel à mon gout !) :
    Oh, quel plaisir de la voir s’éveiller à nouveau devant lui ! Ses yeux se posent sur la rue si familière, devant laquelle il a stoppé ses pieds après sa marche matinale. C’est là qu’a eu lieu l’accident, le gémissement de ses entrailles le lui rappelle instantanément. Après une grande inspiration, il se remet en marche ; c’est bien la seule chose qui lui reste à faire, avancer.]

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  12. et ben je suis gâtée pour ma reprise… vais voir ce que je peux faire; Et t’as vu rentrée vers 16h hier mon efficacité à faire un puzzle très difficile !
    avec le sourire

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