Incipi’Turbulent #5

La règle du jeu est ici.

Rester impassible. Être parfaitement lisse et quelconque. Rien sur mon visage ou dans mes gestes ne doit me trahir. Ni excitation anormale, ni sueurs inquiètes. Je le regarde à la dérobée, souvent, mais je ne peux pas le fixer comme j’aimerais.

Laurent Gaudé, La porte des enfers

sourceTic-tac, tic-tac, tic tac… il ne reste que trois heures et quarante-cinq minutes pour compléter cet incipit, et ainsi, se joindre aux sept participantes qui se sont déjà lancées dans l’aventure.

 

 

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7 réflexions sur “Incipi’Turbulent #5

  1. Il est devenu ce que ses traits laissaient présager il y a 20 ans. En pire sans doute. Et je sais à cet instant que la douleur a fait place à une haine implacable.

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  2. Voilà ma participation de la semaine :

    Il n’est pas exactement comme je pensais qu’il serait, il est plus grand, plus mince, plus jeune… et pourtant, j’en suis certain, c’est bien lui. Il semblerait qu’il ne se doute de rien, ne remarque absolument pas mon regard indécis, et semble parfaitement à son aise dans son rôle.

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  3. Hop ! Pas le temps d’y réfléchir mais j’ai pris quelques minutes pour ma participation à cet incipit#5. Bonne soirée !
    Il est avare. Avare de gestes, de mots, de sourires. Ne pas manifester ma peur. Encore moins ma curiosité. Je suis avide pourtant. Avide de comprendre le lent processus de destruction qu’il vient de mettre en branle.

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  4. J’ose me lancer, chère Martine ! Voici la suite que je te propose. A dimanche ! Gros bisous.

    A chaque fois, le même phénomène s’installe entre lui et moi. Sa présence monumentale, majestueuse presque insolente m’impose une vigilance de tous les instants. Serais-je le seul, dans cette vaste salle consacrée à la peinture française du XIXème siècle, à ressentir ce trouble indicible qui m’envahit dès que je me trouve face à lui ? Afin de préserver ce qui se joue en moi à ce moment-là, il me faut adopter une posture détachée, indifférente – presque glaciale. Surtout, ne rien révéler de mon état intérieur chancelant, bouillonnant.

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  5. « Je me suis fait attraper comme un imbécile. Pourtant notre plan semblait bien ficelé et ce braquage devait se dérouler comme du papier à musique. Et je suis là, devant ce commissaire qui n’attend qu’un détail pour me coffrer. »

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  6. Zut alors, je n’ai pas lu celui-là. J’adore Gaudé ! Donc voilà, j’écris de suite, sinon j’oublie.

    Pourquoi en est-on arrivé là ? Mystère. Comment ? Là, j’ai tout de même une idée précise sur la question mais cette situation de statu quo relationnel, ce no man’s land de sentiments représente un vide juridique émotionnel qui doit lui peser encore davantage qu’à moi. Je viens de faire un petit geste. Il se tourne de mon côté.

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  7. Parfois quand je le regarde à la dérobée, nos regards se croisent, se heurtent et je suis la première à baisser les yeux, comme prise en flagrant délit de voyeurisme.

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