Incipi’Turbulent #4

La règle du jeu est ici.

 

Un vent noir hurlait par la portière de la carlingue. Parise, sanglé, inclina son crâne chauve vers le fleuve. On distinguait à peine l’eau boueuse du Rio de la Plata qui se déversait depuis l’embouchure.

Caryl Férey, Mapuche

À vous, jusqu’à dimanche, le 10 septembre, à 20 h. C’est à dire demain !

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11 réflexions sur “Incipi’Turbulent #4

  1. Bonjour
    Et ma proposition:

    « Les essuie-glaces fatigués laissaient couler des ruisseaux de pluie, colorés parfois d’une lueur brouillonne. Était-ce un phare? Faute d’apercevoir une piste, Parise révisa ses notions de code maritime. « Éclair long/ Éclair court/ Compter un-deux-trois/ Éclair long/ Éclair court/ ». Bingo, se réjouit-il. »

    A bientôt

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  2. Parise sortit sa boite d’aquarelle, remplit le godet dans l’eau du Rio et se frotta la tête du plat de sa main libre. « Comme si dans sa tête dormait un gros chat noir qu’il tenterait de réveiller » pensa le mécano tapi dans la carlingue. « Mais quand même, peindre le vent ? Il ne changera jamais : Paris sera toujours Parise ».

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  3. toujours pas inspirée mais on fait ce que l’on peut bises

    Pourquoi ce vent était-il noir ? C’est alors qu’il se souvint qu’il n’avait mi moufles ni bonnet, que sa combinaison de pilote n’était pas étanche et surtout qu’il ne savait pas nager. Ah ça Anna allait lui payer et fort cher !

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  4. Bon sang comme tout lui semblait lugubre. Il aurait aimé apercevoir quelques lumières. Mais rien que ce noir partout. Une sueur glacée lui coulait dans le dos, heureusement il n’avait pas les cheveux qui se dressaient sur la tête. Pas de risque….

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  5. Coucou Martine ! Voici ma petite participation à cet incipit#4. Bon week-end !
    La force de la tempête prenait des allures inquiétantes, elle donnait l’impression de quelque chose de sombre, voire de définitif. L’avion tanguait, tel un animal pris au piège d’une portée trop grande, dominé par une force supérieure. Parise, à l’instar des autres voyageurs, endiguait sa peur mais celle-ci traversait néanmoins tout l’habitacle, palpitait avec amplitude, à la mesure du vent noir qui hurlait toujours au dehors.

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  6. Une suite dans l’esprit « polar », enfin, je l’espère…

    Quant à la forêt qui longeait le fleuve, elle était si dense et sombre qu’il en eut un frisson. Parise préféra penser à Maria qu’il avait quittée hâtivement, une demie-heure à peine plus tôt, toujours endormie dans le grand lit, plutôt qu’à ce qui l’attendait là, en bas.

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  7. Ho ho ho , super ! Allez je me lance :
    « Cependant, le fleuve, tel un serpent aux yeux d’obsidienne charriait en son ventre sinueux et insatiable des cadavres qu’il faudrait bientôt remonter à la surface. Avaient-ils été eux aussi torturés avant de servir de banquet aux piranhas ? Parise inspira bruyamment une goulée d’air où se mêlaient les relents âcres du fleuve et les effluves minéraux de la pampa toute proche : il était encore en vie. »
    Voilà Dame Tine, je vous envoie mes bons baisers de Vendée ! 😆 ♥

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  8. Une gueule sombre immense qui donnait le vertige de s’y plonger. Il se voyait déjà tourbillonner dans tout ce vide et dans toute cette eau. Une bourrasque le fit sursauter, ébouriffant ses pensées lugubres et le ramenant dans l’instant présent. Passant la main dans des cheveux imaginaires, il tenta de calmer les battements de son cœur à l’idée de ce qui l’attendait.

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  9. « Il ressentait toutes les vibrations de l’avion dans les moindres recoins de son corps. Il en avait déjà fait des voyages mouvementés dans ces petits engins. Turbulence sur turbulence, il se demandait si avec un tel vent il arriverait à se poser, avec des passagers indemnes. Celui qui était au commande était expérimenté. Il espéra arriver à bon port. »

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  10. Voici, voilà, chère Ecrevisse.

    Depuis le temps qu’il tanguait comme un bouchon dans un égout, il avait non seulement perdu le compte du temps mais oublié son mal de l’air et ses nausées. Jaunise l’attendrait au Poulailler, il n’avait que ça à faire, ce sale type, compte tenu de la menace qui planait sur lui s’il mettait son foutu nez tordu au dehors. Quant à Zolduc, il lui ferait son affaire dès qu’il aurait récupéré son arme et un nouveau passeport. Sa bouche se tordit d’un sourire asymétrique et malveillant.

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