face à nous la grande montagne 
deux pics une grande béance
deux fois y vîmes le soleil
avant son heure y disparaître
deux fois renaître avant la nuit
et deux fois dans l’adret sous nous
nos enfants s’amusent tirant 
la grande ombre comme un grand drap
et par leurs petites mains tendres 
la lumière réapparaît
dans cette triple fin du jour
l’antépénultième de l’an
entre nos bilans nos projets 
dans ces courtes dernières heures
nous prenions leçon de leur jeu
ô cette tendresse plus forte 
que la montagne et le soleil

Aurélien Delsaux, Le cahier blanc
Un blog à visiter ici

Auteur de « Madame Diogène » (mon billet).
À paraître le 24 août prochain : Sangliers (clic)
© Albin Michel (rentrée littéraire 2017)

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