Bien sûr il y a la montagne,
et le ciel tout autour est
d’un bleu à dégriser les anges
qui lacent et délacent

ces chemins où nos yeux accrochent
les oliviers, les petites maisons
blanches et cabrées comme des
cyclistes dans la descente.

Mais ici sur la terrasse cisaillée
de cigales et sous le bougainvillier
qui grimpe il n’y a rien
de part et d’autre de la table,

rien à quoi retenir nos larmes.

Guy Goffette, Petits riens pour jours absolus
© Gallimard, février 2016