Narcisse Virgile Diaz De La Peña, La Clairière

«La Clairière», 1870.
Narcisse Virgile Diaz de la Peña, «La Clairière», 1870.

 

diaz-de-la-pena-c-face-halfNarcisse Virgilio Díaz, dit aussi Narcisse Díaz de la Peña, né le 20 août 1807 à Bordeaux et mort le 18 novembre 1876 à Menton, est un peintre français.

Le compositeur Eugène-Émile Diaz (1837-1901) est son fils.

Fils d’un exilé espagnol, Narcisse Virgile Diaz de la Peña a une jeunesse errante : de Bordeaux, sa ville natale, à Paris en passant par l’Angleterre ou le Languedoc.

Jeune apprenti dans une fabrique de porcelaine de Paris, il s’initie à l’emploi des couleurs et fait la connaissance des peintres Jules Dupré, Raffet, Troyon. En autodidacte, il essaie de peindre les environs immédiats de Paris avant d’étudier au Louvre les luministes : Corrège, Rembrandt, Prud’hon.

De 1831, date de son premier envoi au Salon, jusqu’à sa mort, il connaît un succès relativement rapide auprès des collectionneurs et auprès des artistes qui vont devenir ses amis : Théodore Rousseau, Corot, Millet et Daumier. À cause d’une infirmité, le paysagiste ne vivra pas l’aventure des voyages, et cet admirateur de Hugo et de Delacroix ne verra que l’Orient de Decamps. En 1836 (année de sa rencontre avec Rousseau), il devient amoureux de la forêt de Fontainebleau où il trouve l’essentiel de ses motifs, choisis avec grand soin. Bientôt viennent se grouper autour de Rousseau, installé dans le village de Barbizon, des peintres qui vont faire éclater le cadre étriqué du paysage académique. Il s’agit d’une libération qui conserve l’exaltation dramatique des romantiques en lui alliant un sens très profond de la réalité. Le spectacle d’une clairière ou d’un sous-bois est tendu par une passion plus forte que l’anecdote visuelle. En même temps que Rousseau ou que Daubigny, Diaz a contribué à ôter au paysage le pittoresque théâtral des grands panoramas du romantisme ; plus originale encore est son intelligence de l’effet proprement pictural. Il connaît les ressources de la matière qu’il manie d’un pinceau fébrile. Comme un feu qui couve, la lumière rousse se glisse entre les masses de verdures à l’ombre épaisse et ardente. C’est toute la toile qui vit d’une lumière mystérieuse, aux « éblouissantes joailleries solaires » (Focillon).

À partir de 1844, sa palette est faite de tons purs, appliqués par petites touches fluides qui s’éclairent mutuellement, annonçant un peu les recherches des impressionnistes. Cet aspect scintillant se retrouve dans la peinture de figures (des sujets mythologiques ou des allégories) qui a beaucoup plu grâce au traitement précieux des nus féminins.

Vers les années 1860, son art se répète un peu, à cause d’un réel succès commercial, mais Diaz accentue les oppositions du coloris et libère encore sa facture. En dépit d’un certain procédé, l’œuvre de Diaz, un peu à part dans l’école de Barbizon, exprime la sensibilité du peintre face à la lumière, démarche parallèle à celle de Corot bien que moins indépendante.

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2 réflexions sur “Narcisse Virgile Diaz De La Peña, La Clairière

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