Abidine, dit Dino, Bonheur

 

2017.05.23
Abidine, dit DINO, (1913-1993), Bonheur (oeuvre non datée)

AUTO PORTRAITAbidine Dino est l’un des peintres les plus talentueux du 20ème. Il est né en 1913 à Istanbul et a exposé ses premiers dessins dès 1931. C’est un Turc, résidant en France. Il a travaillé avec l’Espagnol Picasso et fut longtemps l’ami de Tzara, d’Aragon et de Gertrude Stein. Ses œuvres étaient inscrites dans une esthétique contemporaine.

Formation et vie d’Abidine Dino,

Abidine Dino a fait ses études à Paris et à Leningrad où il rencontra Meyerhold et Eisenstein. Il s’installa à Paris en 1952, fréquenta de nombreux écrivains et poètes Aragon, Soupault, Tzara, Prévert, Cocteau, Malraux et Gertrude Stein… en plus des ses liens d’amitiés avec bon nombre d’artiste et écrivains, il avait une influence sur Yasar kemal et on le reconnaissait comme l’ambassadeur inlassable de la culture turque. Toutes ses expositions dans toutes les capitales européennes, en Turquie même aujourd’hui, témoignent de l’actualité du peintre, de sa renommée.

Abidine s’est éteint en 1993, à l’âge de quatre-vingts ans en laissant aux adeptes de l’art l’épopée de sa vie sous la plume de Jean-Pierre Deléage avec la complicité de Guzine Dino : des mains, des couleurs fertiles, un œil malicieux tout empreint d’humanisme.

Abidine est d’une famille ottomane de grande aristocratie. Il passait sa vie entre sa ville natale, Paris et la Suisse ; sa gouvernante lui a appris un français parfait aux formules adéquates, dont le charme et la pureté transparaissent dans ses textes. Toutefois, la ruine de sa famille l’a conduit à gagner sa vie dès l’âge de quinze ans en proposant ses caricatures dans le quartier des imprimeries de la Sublime-Porte, à Istanbul. A partir de 1933, il a pu créer le premier groupe de peintres d’avant-garde en Turquie. En 1934 et à Leningrad, il s’est lié avec Eisenstein, Isaac Babel, Meyerhold et en 1938 à Paris il a fait connaissance avec Tristan Tzara, Picasso et Gertrude Stein. Exilé pour ses opinions marxistes en Turquie de 1941 à 1947, il est envoyé en résidence surveillée à Adana. C’est là qu’il épouse en 1943 Guzin.

La peinture d’Abidine Dino

Abidine Dino a pu mener une carrière internationale. En effet, ses œuvres furent exposées depuis 1947 non seulement en Turquie et en France, mais aussi aux États-Unis, en Europe et en Russie. Ses œuvres révèlent son goût pour la recherche créative, sa passion pour la vie. Il a ainsi varié ses techniques, de la plume à la sépia, du dessin à la peinture, de l’aquarelle au pochoir et même à la sculpture. Son art est également marqué par l’influence de la calligraphie orientale, comme le tracé de sa signature. Il a illustré les œuvres de Nazim Hikmet, de Yachar Kemal, de Guillevic, d’Adonis. Les dessins d’Abidine présentent des figures oniriques révélant l’ambiguïté du réel et la quête métaphysique d’un autre lieu : mains aux doigts enlacés, îles suspendues, nus en forme de fleurs ou de mondes tournants, fenêtres cosmiques, foules indistinctes, ou encore spectre de la mort nucléaire.

Source

Le peintre turc Abidine s’est éteint à Paris le 7 décembre 1993, à l’âge de quatre-vingts ans. Il a mené une carrière internationale, exposant ses œuvres depuis 1947 non seulement en Turquie et en France, mais aussi aux États-Unis, en Europe et en Russie. Son goût de la recherche créative, sa passion pour la vie et un travail soutenu l’ont amené à varier sans cesse ses techniques, de la plume à la sépia, du dessin à la peinture, de l’aquarelle au pochoir et même à la sculpture. Abidine revendiquait dans son art l’influence de la calligraphie orientale, comme en témoigne le tracé de sa signature. Il a illustré les œuvres de Nazim Hikmet, de Yachar Kemal, de Guillevic, d’Adonis. Il dessinait ou peignait des figures oniriques à la limite de l’abstraction, où peuvent se lire l’ambiguïté du réel et la quête métaphysique d’un autre lieu : mains aux doigts enlacés, îles suspendues, nus en forme de fleurs ou de mondes tournants, fenêtres cosmiques, foules indistinctes, ou encore spectre de la mort nucléaire.
Abidine réunissait en lui tout un faisceau de contrastes dont il jouait et s’amusait. Né à Istanbul dans une famille ottomane de grande aristocratie, il a commencé sa vie dans l’opulence, entre sa ville natale, Paris et la Suisse ; sa gouvernante lui a appris un français parfait aux formules adéquates, dont le charme et la pureté transparaissent dans ses textes. La ruine de sa famille l’oblige à gagner sa vie dès l’âge de quinze ans, et il propose ses caricatures dans le quartier des imprimeries de la Sublime-Porte, à Istanbul. En 1933, il fonde le premier groupe de peintres d’avant-garde en Turquie ; invité en 1934 à Leningrad, il travaille et se lie avec Eisenstein, Isaac Babel, Meyerhold ; un bref passage en 1938 à Paris lui fait connaître Tristan Tzara, Picasso et Gertrude Stein. Il doit alors rentrer en Turquie ; mais ses prises de position marxistes lui valent l’exil. De 1941 à 1947, il est envoyé en résidence surveillée à Adana. C’est là qu’il épouse en 1943 Guzine Dikel, une jeune universitaire d’Istanbul. Par une ironie du sort qui a fait les délices d’Abidine, ils vivent dans un grenier inconfortable du boulevard Abidine-Pacha, du nom de son grand-père qui était pacha des Mers dans la Turquie ottomane. L’exilé met à profit cette période pour connaître et peindre les paysans et les paysages anatoliens. Après un bref retour à Ankara, Abidine doit encore s’exiler, et il choisit en 1951 Rome, puis en 1952 Paris. Il y retrouve les amitiés déjà nouées, et est accueilli par le milieu littéraire et artistique communiste ; il se lie avec Aragon et Elsa Triolet. Abidine travaille aussi à Vallauris avec Chagall et Picasso. Deux expositions, en 1955, le font remarquer, l’une à Paris, galerie Kléber, avec un texte de présentation par Philippe Soupault, l’autre à Saint-Paul-de-Vence. Désormais, il ne quittera plus la France que pour présenter ses expositions. Abidine se voue aussi, avec son épouse Guzine, à faire connaître en France les artistes turcs : le poète Nazim Hikmet leur ami de toujours, le romancier Yachar Kemal dont ils ont encouragé les débuts à Adana, et tant d’autres qui représentent la littérature et la peinture de son pays. Depuis les années 1980, Abidine exposait de nouveau en Turquie, où il était accueilli comme l’un des plus grands peintres turcs actuels.

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4 réflexions sur “Abidine, dit Dino, Bonheur

    1. Google, même lui, n’aurait guère été une aide, pour ce tableau. Abidine Dino est aussi connu pour ses représentations de mains…
      J’aime particulièrement cet hommage à Ingres :

      J'aime

  1. (…)
    Peux-tu peindre l’image du bonheur Abidine
    Peux-tu peindre l’image de Cuba en 1961 à la mi-été
    Peux-tu faire l’image de « merci merci pour ce jour
    Que j’ai vu désormais je peux
    mourir en paix
    Peux-tu faire l’image de « quel dommage quel dommage
    (…)
    Nazim Hikmet

    Ce tableau a un côté apaisant, il donne le sourire.
    Un bonheur si simple…..

    Merci Martine pour ce partage.

    Aimé par 1 personne

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