Johan Barthold Jongkind, Paris, le pont Marie et le quai des Célestins (1874)

JONGKIND
Johan Barthold JONGKIND (1819-1891) Paris, le pont Marie et le quai des Célestins (1874)
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Jongkind, Autoportrait, 1850

Jongkind naît en 1819 dans une famille modeste qu’il quittera très tôt. Il n’y a pas de place pour un artiste dans cette tribu de dix enfants. En 1837, il suit des cours particuliers avec Andréas Schelfhout qui lui donnera la passion de la peinture en plein air.

En 1843-1844, la chance lui sourit. Il reçoit du Prince d’Orange une bourse nationale de 200 florins pour la « poursuite de sa peinture » et fait la connaissance en 1845 d’Eugène Isabey, peintre français. (Source)

Arrivé en mars 1846 à Paris, à l’âge de 27 ans, Jongkind ne commence à peindre des vues de la ville que deux ans plus tard, en 1848. Dès lors, elle devient un thème récurrent dans son œuvre. Les ponts, les quais offrent en particulier des sujets variés qu’il se plait, tout au long de sa vie, à peindre et dont il reprend inlassablement les points de vue en des séries offrant parfois quelques variantes. Mais c’est surtout sur les bords de la Seine qu’il aime à saisir la ville, comme au fil de l’eau.

Les berges du fleuve fourmillent de motifs pittoresques : bateaux-lavoirs, machines à guinder, marchandises de toutes sortes, mais aussi pêcheurs, bateliers, lavandières, promeneurs, charriers, hâleurs et leurs chevaux… Jongkind, familier, depuis la Hollande, de ces bords de rivières, se place sur les quais, au pied des ponts et saisit cette animation, mais en la limitant à quelques scènes et à quelques silhouettes. Fidèle en cela à sa formation, Jongkind privilégie une vision de paysagiste qui le conduit à équilibrer sa composition générale et non pas à isoler telle ou telle curiosité. La part du ciel, les effets de lumière, les reflets du soleil dans l’eau comptent tout autant et Jongkind prend soin de composer harmonieusement chacune de ses vues.

Comme à son accoutumée, Jongkind se sert du fleuve pour diriger le regard vers le fond de la composition cependant que la silhouette du pont et de la ville ferme la perspective. L’horizon est bas sous un ciel lumineux. L’œuvre est caractéristique des dernières années de l’artiste par cette petite touche nerveuse, presque pointilliste, utilisée en particulier dans des paysages aux effets lumineux dramatisés (clairs de lune, soleil couchant…).

Zola, venu en 1872 visiter Jongkind dans son atelier parisien, notait avec plaisir : « Tout le monde connaît ses marines, ses vues de Hollande. Mais il est d’autres toiles qui m’ont ravi, qui ont flatté en moi un goût particulier. Je veux parler des quelques coins de Paris qu’il a peints dans ces dernières années […] J’aime d’amour les horizons de la grande cité. Selon moi, il y a là toute une mine féconde, tout un art moderne à créer » pour conclure en disant « Cet amour profond du Paris moderne, je l’ai trouvé chez Jongkind, je n’ose dire avec quelle joie ».

Source

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