Futuralisme

 

FUTURALISME

Jacques Prévert, Choses et autres, © Gallimard, 1972

Choses et autres, le dernier recueil publié du vivant de Jacques Prévert, est l’un de ses plus surprenants. Il y ose son seul texte autobiographique, se livre à des expérimentations audacieuses et parvient encore à renouveler son style, avec une étonnante liberté.

PORTRAIT
Caricature de Jacques Prévert

Né avec le siècle à Neuilly-sur-Seine, dans un milieu de petits bourgeois trop dévots, dont il ne cessera de moquer les obsessions et les convenances, Jacques Prévert sera l’aîné des trois enfants qu’auront Suzanne Catusse et André Prévert. Il se passionnera dès son plus jeune âge pour la lecture et le spectacle. A 15 ans, après son certificat d’études, il entreprend des petits boulots.

Incorporé en 1920, il rejoint son régiment. Là, il forme un trio d’amis avec « Roro », un garçon boucher d’Orléans, et Yves Tanguy qui sera envoyé peu après en Tunisie. Prévert, quant à lui partira pour Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel. De retour à Paris en 1922, Jacques s’établira au 54, rue du Château qui sera bientôt le point de rencontre du mouvement surréaliste auquel participent Desnos, Malkine, Aragon, Leiris, Artaud sans oublier le chef de file André Breton. Prévert finira par prendre position contre l’autoritarisme du « Maître ». Un peu plus tard, il prendra ses distances avec le Parti communiste auquel il n’adhérera jamais.

Sa vie durant, il défendra les faibles, les opprimés, les victimes, avec une générosité bourrue mais toujours discrète. Avec Prévert, un univers à part se crée fuyant l’ordre voulu par Dieu et les « contre-amiraux » (l’une des nombreuses figures sociales qu’il tournait en dérision).
En 1933, le groupe de théâtre « Octobre » dont il fait parti, prend part à l’Olympiade du théâtre de Moscou obtenant un premier prix qui ne sera jamais remis…

Depuis longtemps Prévert écrit, participant à des créations collectives, mais de plus en plus, souvent avec son frère Pierre, il produit les scénarios de quelques-uns des sommets poétiques du cinéma français: « Le crime de Monsieur Lange » (1935) pour Jean Renoir, « Quai des brumes » (1935), « Drôle de drame » (1937),  » Le jour se lève » (1939), « Les visiteurs du soir » (1941), « Les enfants du paradis » (1944), « Les portes de la nuit » (1946), tous pour Marcel Carné. Enfin, « La bergère et le ramoneur » (1953) sera repris par Paul Grimault pour donner naissance, en 1979, à un dessin animé absolument fantastique intitulé « Le roi et l’oiseau ». Ses textes suscitent l’image et ses dialogues sont époustouflants de naturel, de justesse et d’humour.

Jacques Prévert s’éteindra auprès de sa femme Janine en 1977 à Omonville La Petite.

Un hommage à ce grand Monsieur, 
pour le quarantième anniversaire de son décès. 
Tous les jeudis et dimanches du mois d'avril, 
je publierai un poème de Jacques Prévert.

 

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