Les jeudis, en alternance avec Le Cahier des Poésies d’Asphodèle,  lisez ici un poème. Et trouvez le mot manquant grâce aux indices.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd'hui, 
je vous propose
une poésie inédite de
Marc Pietri
MARCHER
dans le désert sans puits dunes oasis
d’une page bien blanche
sous l’alizé de la respiration
y marcher à main nue de gauche à droite
selon un protocole d’orthodoxie éprouvé
ou en boustrophédon, anagrammes, verlan
tel un objecteur de conscience
armé de la seule C.V.C.C.V.V.V.C.C.V de la plume d’un stylo
au lieu de faire les cent pas
sur un parquet un carrelage une esplanade
La zébrer de ratures et l’orner de rejets en marge
L’habiller, la creuser de méandres
La faire sautiller et danser d’harmoniques
Voleter au dessus d’elle à la cadence des ailes d’un colibri
S’imprégner de sa fausse clarté de pleine lune
à la recherche d’une syntaxe gratifiée
d’images aussi montantes que des roses trémières
jaillissant d’un sérac ou d’un oued asséché
c’est ce dont je m’efforce pour n’avoir pas de face d’ombre

Marc Pietri (octobre 2003)

Vous remarquerez que je vous ai épargné boustrophédon :

… partant d’un mur il visait un angle et marchant ainsi parallèlement à la sortie atteignait l’autre mur, là donnait un coup supplémentaire et repartait en boustrophédon.

Raymond Queneau, Les Enfants du limon, 1938

Un rébus, pour vous aider :

anniv

Et le puzzle ici

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