Michel Butor, Octogénaire

Les jeudis, en alternance avec Le Cahier des Poésies d’Asphodèle,  lisez ici un poème. Et trouvez le mot manquant grâce aux indices.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd'hui, je vous propose
une poésie de
Michel Butor, extraite de Octogénaire
Je me souviens des rayons du Soleil
qui traversaient les nuages de poussière
tandis que des gamins se faufilaient
entre les autobus et les camions
pour apporter des plateaux de café
avec une folle dextérité
dans une échoppe de l’autre côté
du boulevard hurlant et souriant
Tout cela s’est inscrit dans mes neurones
avec son arrière-plan de momies
d’or de pyramides et de mosquées
fleuries de haut-parleurs tonitruants
invitant à la prière du soir
si bien que maintenant où que je sois
la moindre allusion ou information
fait battre mon cœur de souci pour eux
Ville – – – – – – – – – – au confluent
non seulement des siècles et cultures
mais du désert et de l’habitation
de l’enfance la vieillesse et la mort
nos voyageurs qui se sont succédé
depuis des siècles pour interroger
ta rumeur d’oracles tous ont laissé
leurs kas dans tes rues pour te célébrer

Michel Butor, Extrait d’Octogénaire,
Éditions des Vanneaux, 2006

Un indice :

2017-03-04_193446-paradoxal

Les lettres : (V/voyelle – C/consonne) :

C-V-C-V-C-V-C-V-C-V

Et si VRAIMENT vous séchez, la puzzelisation :

ICI

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14 réflexions sur “Michel Butor, Octogénaire

  1. J’ai aussi ratté celui-ci ??? 😦 Mais j’ai raté plein de choses depuis la tempête et ma connexion cassée (et mon piratage de ma page Google) !!! 😦 Bouh ! J’aime énormément Michel Butor, en plus ! bisous ma Tine♥

    Aimé par 1 personne

      1. Je n’ai pas une page Google « perso », j’aurais dû dire « je me suis aperçue du piratage DEPUIS ma page Google qui ne me présente que des Malware quand je fais une recherche… bref c’est un peu compliqué à résumer, j’ai bloqué un peu le Cheval de Troie mais je vais être obligé de passer par l’informaticien pour désinfection complète ! 😦

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  2. Il s’agissait bien de PARADOXALE.

    Michel Butor est né le 14 septembre 1926, dans la banlieue de Lille. Son père, Emile Butor, travaillait dans l’administration des Chemins de fer du Nord et était passionné de dessin, aquarelle et gravure sur bois.
    En 1929, la famille vient s’installer à Paris où le jeune Michel fera toutes ses études, à l’exception de l’année 1939-1940, celle de la “drôle de guerre”, passée à Evreux. Troisième d’une famille de sept enfants, aîné des garçons, il bénéficiait d’une quasi-gratuité pour les voyages en chemin de fer et trouvait que l’on n’en profitait pas assez.
    Après des études de Lettres et de philosophie, ayant échoué à plusieurs reprises à l’agrégation, tout en servant de secrétaire à Jean Wahl pour le Collège de philosophie, ce qui lui permet de se frotter à maint intellectuels d’alors, il enseigne quelques mois au lycée Mallarmé à Sens puis profite d’un essai de réforme de l’enseignement égyptien pour traverser la Méditerranée avec un certain nombre de licenciés ès Lettres et se retrouve professeur dans la vallée du Nil entre les pharaons et les ermites.
    Il saisit ensuite une opportunité de devenir lecteur à l’Université de Manchester en Angleterre. Difficile changement de climat. Possédé depuis longtemps par le démon de l’écriture, il publie ses premiers romans aux éditions de Minuit par l’intermédiaire de Georges Lambrichs.

    Les voyages continuent, à la fois professionnels et exploratoires : Grèce, Suisse où il rencontre Marie-Jo qu’il épouse en 1958. Viennent rapidement trois filles, suivies un peu plus tard d’une quatrième.

    Prix littéraires, travail chez des éditeurs, un peu de vie parisienne, conférences ici et là. Nombreux voyages aux Etats-Unis. Après Mai 68, il tente une rentrée dans l’enseignement universitaire français, ce qui l’amène à s’installer à Nice au retour d’une année au Far West.
    Il est ensuite nommé professeur à la faculté des lettres de Genève. Les livres s’accumulent apportant chaque fois la surprise ; essais, récits du jour ou de la nuit, poèmes, nouvelles combinaisons de tout cela, ils font le désespoir des esprits routiniers ; les collaborations se multiplient avec peintres, musiciens, photographes. Séjours au Japon et en Australie ; voyages en Chine. Retraité depuis 1991, il vit désormais dans un village de Haute-Savoie. Tout en continuant à courir le monde, il s’efforce de mettre un peu d’ordre dans ses papiers et dans sa tête.

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    1. Vénération-Hantise

      Je me souviens des rayons du Soleil
      qui traversaient les nuages de poussière
      tandis que des gamins se faufilaient
      entre les autobus et les camions
      pour apporter des plateaux de café
      avec une folle dextérité
      dans une échoppe de l’autre côté
      du boulevard hurlant et souriant

      Tout cela s’est inscrit dans mes neurones
      avec son arrière-plan de momies
      d’or de pyramides et de mosquées
      fleuries de haut-parleurs tonitruants
      invitant à la prière du soir
      si bien que maintenant où que je sois
      la moindre allusion ou information
      fait battre mon cœur de souci pour eux

      Ville PARADOXALE au confluent
      non seulement des siècles et cultures
      mais du désert et de l’habitation
      de l’enfance la vieillesse et la mort
      nos voyageurs qui se sont succédé
      depuis des siècles pour interroger
      ta rumeur d’oracles tous ont laissé
      leurs kas dans tes rues pour te célébrer

      Michel Butor, Extrait d’Octogénaire,
      Éditions des Vanneaux, 2006

      Aimé par 2 people

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